L'affaire Madoff s'invite dans le rapprochement Orange-Groupama

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    PARIS, 16 juin (Reuters) - Des salariés actionnaires 
d'Orange  ORAN.PA  s'inquiètent du risque financier que pourrait 
faire peser un litige lié à l'affaire Madoff impliquant Groupama 
Banque dont l'opérateur télécoms doit prendre le contrôle en vue 
de lancer une banque sur mobile. 
    Le syndicat CFE-CGC et l'association pour la défense de 
l'épargne et de l'actionnariat des salariés (ADEAS) ont adressé  
 une lettre au directeur financier Ramon Fernandez afin de 
s'assurer que toutes les dispositions ont été prises par le 
groupe pour faire face aux conséquences potentielles de 
procédures en cours depuis plusieurs années en France et aux 
Etats-Unis.     
    A la tête d'un fonds d'investissement, le new-yorkais 
Bernard Madoff avait mis au point un système du type pyramide de 
Ponzi par lequel l'argent placé par les derniers investisseurs 
arrivés permettait de verser les rendements juteux promis aux 
précédents. 
    Plusieurs établissement financiers français ont été floués 
et des procédures sont toujours en cours. 
    "Le risque financier pourrait s'élever à 373 millions de 
dollars, montant supérieur au prix que paiera Orange pour 
l'acquisition de 65% du capital de Groupama Banque", font valoir 
la CFE-CGC et l'Adeas dans leur lettre datée de fin mai. 
    Les représentants des salariés actionnaires, deuxièmes 
actionnaires d'Orange après l'Etat français avec près de 5% du 
capital, s'étonnent par ailleurs que l'existence de ce litige ne 
soit pas mentionné dans les rapports financiers de l'assureur 
mutualiste.  
    Groupama n'a souhaité faire aucun commentaire sur ces 
informations. 
    A l'époque de la révélation du scandale en 2008, l'assureur 
mutualiste avait évoqué une exposition nette inférieure à dix 
millions d'euros. 
    Orange fait valoir de son côté qu'il n'existe pas de risque 
pour l'opérateur, des protections ayant été négociées avec 
Groupama lors des discussions en vue de leur partenariat dans la 
banque. 
    "Dans toute opération de fusion-acquisition, le groupe 
procède à une analyse de risque méthodique et détaillée de 
l'actif et du projet", explique l'ancien monopole dans une 
déclaration transmise à Reuters par email.  
    "Ce litige, bien antérieur à nos négociations avec Groupama, 
a été clairement identifié et analysé. Les mesures nécessaires 
ont été prises", ajoute l'opérateur, assurant que le groupe est  
"prémuni contre ce risque de passif". 
 
 (Gwénaëlle Barzic et Maya Nikolaeva, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

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