L'affaire du «roi de la greffe» embarrasse le gouvernement

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L'affaire du «roi de la greffe» embarrasse le gouvernement
L'affaire du «roi de la greffe» embarrasse le gouvernement

Voilà une situation pour le moins inédite. Alors que les fins limiers de l'Igas (Inspection générale des affaires sociales) ont commencé depuis la mi-janvier leurs auditions au sein de l'hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) afin de décortiquer l'activité privée du Pr Laurent Lantiéri (le «roi de la greffe»), au ministère de la Santé, on refuse toujours de confirmer l'existence même de cette enquête !

«No comment», se contente-t-on de répondre dans l'entourage de Marisol Touraine, la ministre de la Santé. La lettre de mission de l'Igas en date du 15 janvier 2014, que le Parisien-Aujourd'hui en France s'est procurée, est pourtant claire (lire ci-dessous) : non seulement, le contrôle des inspecteurs portera sur «l'activité libérale au sein du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique» de ce navire amiral de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), mais les inspecteurs devront également se pencher sur «les conditions de facturation des actes médicaux pratiqués dans ce cadre».

Le service du Pr Lantiéri, connu dans le monde entier pour avoir réalisé en 2010 la première greffe totale du visage, réalise à la fois des interventions remboursées par la Sécu (reconstruction d'un sein après un cancer, par exemple), mais aussi moult opérations à visée purement esthétique - alors à la charge des patients.

publié par redacweb6352

L'enquête de l'Igas avait été mandatée par Marisol Touraine à la demande du nouveau patron de l'AP-HP, Martin Hirsch, suite à la plainte d'un patient, à qui de l'argent «au black» aurait été demandé par un médecin de ce service. Les inspecteurs doivent également vérifier un autre point : alors que le Pr Lantieri s'était vu interdire d'avoir une activité privée entre avril et juillet 2013, il serait passé outre, continuant à recevoir des patients privés.

Cette interdiction provisoire avait été décidée par l'Agence régionale de santé ...

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