L'affaire des "reclus de Monflanquin" jugée en appel

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OUVERTURE DU PROCÈS EN APPEL DE THIERRY TILLY
OUVERTURE DU PROCÈS EN APPEL DE THIERRY TILLY

BORDEAUX (Reuters) - Le procès en appel de Thierry Tilly, condamné à huit ans de prison en première instance pour avoir conduit à la ruine une famille d'aristocrates du Lot-et-Garonne par emprise mentale durant une dizaine d'années, s'est ouvert lundi a Bordeaux.

Dans cette affaire connue sous le nom de "reclus de Monflanquin", Thierry Tilly avait été condamné le 13 novembre dernier pour abus de faiblesse, violences et séquestration volontaires, peine assortie de cinq ans de privation des droits civiques et civils.

Il est le seul à comparaître devant la cour d'appel de Bordeaux, son complice Jacques Gonzalez, 66 ans, condamné à 4 ans de prison, s'étant désisté de son appel.

Les deux hommes avaient été condamnés à indemniser les victimes à hauteur de 4,6 millions d'euros pour le préjudice matériel et de 505.000 euros pour le préjudice moral.

Cette affaire concerne la famille Védrines, que Thierry Tilly avait mise sous sa coupe par manipulation mentale de 2001 à 2009 pour leur soutirer leurs biens.

Thierry Tilly s'était fait passer pour un attaché d'une fondation à vocation humanitaire puis pour un agent secret au service de l'Otan. Usant de son influence, il avait inventé un complot visant à faire disparaître la famille et l'avait convaincue de vivre enfermée dans sa propriété de Monflanquin dans le Lot-et-Garonne, puis en 2007 à Oxford en Angleterre.

C'est là qu'un an plus tard Christine de Védrines avait été séquestrée avec l'aide des autres membres de la famille sous influence pour la forcer à révéler en vain l'endroit où se trouvait un supposé trésor de famille.

La victime était rentrée en France en 2009 et avait dénoncé les sévices subis. La justice saisie, Thierry Tilly avait été arrêté et placé en détention.

Une équipe de spécialistes menée par un criminologue et un psychanalyste s'était rendue à Oxford pour persuader les Védrines présents de rentrer en France, ce qu'ils avaient progressivement fait.

Claude Canellas, édité par Patrick Vignal

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