L'affaire de Bayonne et l'euthanasie clandestine

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L'avocat du docteur mis en examen évoque une pratique fréquente dans tous les hôpitaux. Une première étude scientifique sur les conditions de décès dans l'Hexagone est en cours.

L'affaire du docteur Bonnemaison, urgentiste de Bayonne soupçonné d'avoir écourté la vie de quatre patients et mis en examen pour «empoisonnement», soulève la question des pratiques de fin de vie. Illégale en France, l'euthanasie active serait, selon certains, pratiquée de façon clandestine.

C'est en tout cas l'opinion de l'avocat du médecin de Bayonne, Me Arnaud Dupin. «Ça existe dans tous les hôpitaux», explique-t-il en appelant à lever «l'omerta sur ce qui entoure la fin de vie». Son client «n'est pas un militant et n'est pas dans une logique pro-euthanasie, confie-t-il. C'est un praticien qui doit prendre des décisions dans les dernières minutes, quand on doit savoir rapidement de ce que l'on fait.» Des conditions qui rendent difficile une concertation collégiale, avance l'avocat. Mardi, à Bayonne, alors que le parquet faisait officiellement appel de la remise en liberté de Nicolas Bonnemaison, des centaines de membres du personnel de l'hôpital et de s

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