L'affaire BES coûte son poste au président de Portugal Telecom

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LISBONNE, 7 août (Reuters) - Portugal Telecom PTC.LS a annoncé jeudi la démission de son président exécutif Henrique Granadeiro, trois semaines après avoir dû revoir les modalités de sa fusion avec l'opérateur brésilien Oi OIBR3.SA à qui il avait caché son exposition à l'une des sociétés de la famille Espirito Santo. Portugal Telecom n'avait pas informé Oi qu'il détenait pour 900 millions d'euros de dette émise par Rioforte, une holding dont le dépôt de bilan a été l'un des déclencheurs de la chute de l'empire Espirito Santo. A la suite de ce défaut, Portugal Telecom se retrouvera avec une participation moins importante du capital de la nouvelle société issue de sa fusion avec Oi, de 25,6% au lieu des 38% prévus initialement dans l'accord annoncé l'an dernier. (voir ID:nL6N0PR258 ) L'opérateur portugais a souligné jeudi que son comité exécutif n'avait jamais approuvé l'investissement dans la dette de Rioforte et qu'un audit serait effectué sur son exposition à la dette d'Espirito Santo Group. (Andrei Khalip, Véronique Tison pour le service français)


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  • M4145072 le jeudi 7 aout 2014 à 21:37

    Il a démissionné ! On aurait pu attendre du Conseil d'administration qu'il le révoque (comme pour la BNP où les membres du Conseil n'ont pas même été remplacés !). En plus, ils vont faire "un audit (...) sur (l')exposition (du groupe) à la dette d'Espirito Santo Group. Est-ce à dire qu'il y en aurait plus que les 900 millions de Rioforte ? Il faut espérer quand même qu'il y aura des poursuites judiciaires dans cette affaire.