L'affaire à l'origine des expulsions de Roms jugée à Blois

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L'AFFAIRE À L'ORIGINE DES EXPULSIONS DE ROMS JUGÉE À BLOIS
L'AFFAIRE À L'ORIGINE DES EXPULSIONS DE ROMS JUGÉE À BLOIS

BLOIS, Loir-et-Cher (Reuters) - Le procès d'une affaire impliquant des Gitans français qui avait amené le gouvernement français à organiser des expulsions de Roms s'est ouvert mardi au tribunal correctionnel de Blois (Loir-et-Cher).

Un important dispositif de sécurité a été déployé près du Palais de justice, mais aucune manifestation ne s'est tenue dans l'immédiat.

Miguel Duquenet, 40 ans, détenu depuis l'affaire, est poursuivi pour "refus d'obtempérer" et conduite sans permis. Il a un casier judiciaire qui porte douze condamnations prononcées entre 1992 et 2009 pour violences, menaces de mort, conduite sans permis, outrage et rébellion.

Le fait divers dont il a été le protagoniste principal a conduit le gouvernement français à viser explicitement les Roms dans des instructions préfectorales de démantèlement des camps et d'expulsion.

Cette démarche considérée comme raciste par la Commission européenne avait déclenché un incident diplomatique entre Paris et Bruxelles.

Le 16 juillet 2010, Luigi Duquenet, 22 ans, avait été abattu par un gendarme alors que son véhicule conduit par son cousin Miguel venait de forcer un barrage de gendarmerie à hauteur de Thésée, une commune du Loir-et-Cher.

Le lendemain, en représailles, des proches de la victime issus de la communauté des gens du voyage avaient attaqué la gendarmerie du village voisin de Saint-Aignan.

Le 21 juillet, Nicolas Sarkozy, visant explicitement les Roms - qui sont de nationalité étrangère - avait convoqué une table ronde interministérielle visant à organiser les expulsions. Cette décision avait suscité des protestations d'associations antiracistes et de la gauche, qui estimaient qu'était ainsi infligée une punition collective à une catégorie de population.

Vendredi dernier, la cour d'appel d'Orléans a prononcé un non-lieu en faveur du gendarme auteur du coup de feu mortel, motivant sa décision par une situation de "légitime défense". Jean-Claude Guidicelli, l'avocat de la famille Duquenet, a annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation.

Mourard Guichard, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Patrick Vignal

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  • cavalair le mardi 13 mar 2012 à 15:29

    Tout a fait d'accord avec M343. La France est un pays de droit et on ne doit pas laisser des malfrats francais ou etrangers faire la Loi en France. Seule la gauche est pour le loi des vauriens et la chienlit car ce sont cela qui votent pour eux.

  • M3435004 le mardi 13 mar 2012 à 15:02

    Cette affaire a commencé par l'attaque violente d'une boulangerie. Les honnêtes gens et les commerçants doivent être défendus. Les malfaiteurs au casier judiciaire long comme ça prétendent en plus faire régner leur loi et leur justice, en incendiant une gendarmerie et en coupant des arbres. En prison! Ils sont étrangers : ils n'ont rien à faire en France ! Nos policiers et nos gendarmes doivent être soutenus. Nos commerçants doivent être rassurés.