L'adversaire de Kabila veut une médiation

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Dénonçant des fraudes, les pro-Tshisekedi en appellent à la communauté internationale.

Kinshasa semble paralysée. L'énorme et populeuse capitale s'est mise comme en suspens depuis vendredi et l'annonce des résultats de l'élection présidentielle. Seuls les camions de police, chargés d'hommes armés et les véhicules des militaires de la garde républicaine étaient visibles, roulant à tombeau ouvert dès le plus petit départ d'émeutes dans les «quartiers rouges», basse ville misérable et fief de l'opposition.

La colère y est pourtant restée contenue. À Matete et Ngiri-Ngiri, des pneus brûlaient au milieu des routes, des barricades montées de jeunes hommes armés de machettes et de pierres s'érigeaient çà et là. Des rixes qui auraient fait cinq morts, dont un policier, selon les autorités congolaises.

Dimanche, pourtant, la ville retrouvait un semblant de normalité. On montait à la hâte de petits marchés, où des «mamans» tendues se pressaient d'acheter un peu de vivres. «Il n'y a plus rien chez nous. Il faut que l'on sorte pour manger. Ici perso

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