L'administration Obama dément tout versement de rançon à l'Iran

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    WASHINGTON, 4 août (Reuters) - L'administration américaine a 
démenti mercredi avoir versé à l'Iran une rançon de 400 millions 
de dollars en échange de la libération de cinq Américains, dont 
le journaliste du Washington Post Jason Rezaian, libérés le 16 
janvier. 
    Ce versement, précise l'administration Obama, correspond au 
règlement d'un contentieux entre les Etats-Unis et l'Iran 
remontant à une période antérieure à la révolution de 1979 et 
l'instauration d'une république islamique. 
    "Les liens entre la libération de prisonniers et le paiement 
à l'Iran sont totalement faux", a déclaré le porte-parole du 
département d'Etat, John Kirby, en réponse à un article du Wall 
Street Journal révélant ce transfert de fonds. 
    A la Maison blanche, le porte-parole de la présidence, Josh 
Earnest, a souligné que "les Etats-Unis, sous la présidence 
d'Obama, n'ont pas versé de rançon pour obtenir la libération 
d'Américains injustement détenus en Iran". "Nous ne paierons pas 
de rançon", a-t-il ajouté. 
    La libération des cinq prisonniers américains a coïncidé 
avec l'annonce d'une levée des sanctions économiques et 
financières imposées à l'Iran en riposte à son programme 
nucléaire.   
    En échange, les Etats-Unis se sont engagés à libérer sept 
Iraniens détenus pour avoir violé ces sanctions. 
    A l'époque, les Etats-Unis avaient annoncé être parvenus à 
un règlement avec l'Iran sur un vieux contentieux portant sur le 
versement de 400 millions de dollars de fonds gelés depuis 1981, 
auxquels s'ajoutent 1,3 milliard de dollars d'intérêts dus à 
Téhéran. 
     
    TRUMP: "$400 MILLIONS EN CASH À L'IRAN. SCANDALE !" 
    Le calendrier de ce versement, et sa coïncidence avec 
l'annonce de la levée de des sanctions et la libération des 
prisonniers, ont suscité des questions.  
    Mais, selon l'administration Obama, l'une des préoccupations 
iraniennes était que le gouvernement fédéral américain 
s'exposerait à une trop forte pression intérieure s'il tardait à 
exécuter cet accord de remboursement. Or, du fait des sanctions 
internationales, le paiement a dû être fait en espèces, en 
l'occurrence des billets libellés en euros, en francs suisses et 
autres devises étrangères. 
    Sur Twitter, Donald Trump y a vu la conséquence du passage 
de son adversaire Hillary Clinton à la tête de la diplomatie 
américaine entre 2009 et 2013. "Notre incompétente secrétaire 
d'Etat Hillary Clinton est celle qui a lancé les discussions 
pour donner 400 millions de dollars en cash à l'Iran. Scandale 
!", a écrit le candidat républicain à l'élection présidentielle 
du 8 novembre. 
    Reince Priebus, du Comité national républicain (RNC), a 
estimé pour sa part que "la politique étrangère menée par Obama 
et Clinton ne signifiait pas seulement concure un accord 
nucléaire dangereux avec le premier Etat parrain du terrorisme 
au monde, mais aussi lui verser une rançon secrète avec des 
avions cargo pleins de cash". 
    Pour Josh Earnest, les républicains, opposés de longue date 
à tout accord sur le nucléaire iranien, se servent de ce mode 
inhabituel de règlement pour tenter de démonter l'accord tout 
entier.     
 
 (avec Doina Chiacu et Susan Heavey; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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