L'activité manufacturière a ralenti en juin dans la zone euro

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par Jonathan Cable

LONDRES (Reuters) - La croissance de l'activité manufacturière dans la zone euro a ralenti en juin, tirée vers le bas par une nouvelle contraction en France.

Les entreprises ont globalement maintenu leur activité grâce aux anciennes commandes, selon les résultats définitifs de l'enquête mensuelle auprès des directeurs d'achat publiée mardi par Markit.

L'Allemagne, où la croissance est moins soutenue mais se poursuit, reste le moteur de la zone euro, avec le soutien des économies de la périphérie, qui montrent des signes de reprise.

Pour l'ensemble de la zone euro, l'indice PMI du secteur manufacturier est tombé en juin à son plus bas niveau depuis novembre, à 51,8 après 52,2 en mai. La première estimation donnait 51,9.

"L'indice PMI met en évidence un affaiblissement de la reprise dans le secteur manufacturier de l'Eurozone, ce dernier affichant sa plus faible expansion depuis sept mois en juin.", souligne Chris Williamson, économiste chez Markit.

"Le ralentissement de l'expansion incitera la Banque centrale européenne à intensifier ses mesures de soutien à l'économie", ajoute-t-il.

La croissance a été en partie générée par l'exécution de commandes anciennes, le rythme des nouvelles commandes ayant également ralenti par rapport à mai. La composante des commandes en carnet est tombée à un plus bas de neuf mois, à 49,5 contre 49,6 le mois précédent.

Le sous-indice mesurant la production manufacturière est tombé à 52,8 en juin, touchant là aussi un plus bas de neuf mois, après 54,3 en mai.

LA FRANCE TOUJOURS DANS LE ROUGE

En Allemagne, l'activité du secteur manufacturier a augmenté en juin à son rythme le plus lent depuis huit mois.

L'indice Markit est ressorti à 52,0 contre 52,3 en mai. S'il reste au-dessus de la barre de 50 qui sépare la contraction de la croissance, il est inférieur à une première estimation à 52,4 et au consensus, également de 52,4.

Les résultats de l'enquête de juin, qui suggèrent un ralentissement de la croissance de la première économie d'Europe au deuxième trimestre, s'expliquent notamment par un euro fort ayant pénalisé les entreprises allemandes à l'exportation, souligne Oliver Kolodseike, économiste chez Markit.

La France reste l'un des mauvais élèves de la zone euro. L'activité dans le secteur manufacturier s'y est contractée en juin à son rythme le plus fort depuis six mois.

L'indice global du secteur manufacturier est retombé à 48,2, contre 49,6 en mai. Il avait été annoncé à 47,8 en première estimation.

"Ce repli de l'indice PMI résulte essentiellement d'un retour à la baisse des volumes de production en juin", souligne Markit.

(Patrick Vignal pour le service français)

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