L'activité en zone euro soutenue par des baisses de prix

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L'ACTIVITÉ EN ZONE EURO SOUTENUE PAR DES BAISSES DE PRIX
L'ACTIVITÉ EN ZONE EURO SOUTENUE PAR DES BAISSES DE PRIX

PARIS/LONDRES/BERLIN (Reuters) - L'activité dans la zone euro a été soutenue par des baisses de prix, selon les principaux résultats provisoires des enquêtes Markit auprès des directeurs d'achat en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en zone euro, publiés jeudi.

* ZONE EURO-CROISSANCE LA PLUS RAPIDE DEPUIS AVRIL

LONDRES - La croissance du secteur privé en zone euro a connu en juillet son rythme le plus rapide des trois derniers mois même si l'accélération de la croissance de la nouvelle activité est surtout due à des baisses de prix.

L'indice Markit des directeurs d'achats (PMI) composite en version flash, qui suit les évolutions à la fois de l'industrie et des services, ressort à 54,0 contre 52,8 en juin. Ce chiffre est inférieur au consensus Reuters qui était lui aussi à 52,8.

L'indice des services a atteint 54,4, son plus haut niveau depuis mai 2011, contre 52,8 en juin et 52,7 attendu.

L'indice manufacturier a progressé à 51,9 contre 51,8 et un consensus de 51,7.

"On constate une expansion très encourageante dans le secteur des services, avec une croissance en Allemagne à son rythme le plus élevé en trois ans et même un retour à une croissance modeste des entreprises françaises", dit Chris Williamson, économiste en chef chez Markit.

Markit précise que ces données suggèrent une croissance trimestrielle de la zone euro de 0,4% si le rythme est maintenu près de son niveau actuel en août et septembre.

* ALLEMAGNE - CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ DANS LE SILLAGE DES SERVICES

BERLIN - Le rythme des entreprises s'est accentué en juillet, dans le sillage d'un secteur des services dont le rythme d'activité est au plus haut depuis trois ans, ce qui laisse penser que la première économie européenne pourrait reprendre de la vigueur au troisième trimestre.

L'indice PMI composite des directeurs d'achats publié par Markit, qui combine l'activité dans l'industrie et les services, ressort à un pic de trois mois de 55,9 en juillet, en version provisoire, contre 54,0 en juin.

Pour Chris Williamson, chef économiste de Markit, cela laisse penser que l'Allemagne pourrait connaître une croissance de 0,8% au plus au troisième trimestre, comme au premier trimestre. La croissance a ensuite ralenti au deuxième trimestre.

Pour le secteur des services, l'indice PMI provisoire ressort à 56,6 en juillet, au plus haut depuis juin 2011 mais on constate un ralentissement dans les nouveaux contrats et le rythme des embauches et les anticipations sont un peu en deçà par rapport à juin.

Dans le secteur industriel, la production accélère et les commandes à l'exportation et intérieure augmentent à un rythme plus soutenu qu'en juin, résultant en une hausse, quoique minime, des embauches.

* FRANCE - NOUVELLE CONTRACTION DE L'ACTIVITÉ DANS LE PRIVÉ

PARIS - L'activité dans le secteur privé s'est une nouvelle fois contractée en juillet en France mais à un rythme plus lent qu'en juin grâce à un rebond dans les services, selon les premières estimations "flash" des indices Markit.

Le recul s'est en revanche accentué dans le secteur manufacturier, dont la composante production est retombée à un plus bas de 15 mois.

L'indice du secteur ressort ainsi à 47,6 contre 48,2 en juin, en retrait plus sensible que ne l'attendaient les économistes interrogés par Reuters (48,1). La barre des 50 sépare croissance et contraction de l'activité.

L'indice des services a en revanche nettement progressé à 50,4, soit son plus haut niveau depuis trois mois, contre 48,2 en juin et 48,4 attendu par le consensus.

L'indice PMI composite, qui combine l'industrie et les services, s'est inscrit à 49,4 contre 48,1 en juin.

Les dirigeants d'entreprises interrogés par Markit font état d'une nouvelle baisse, pour le quatrième mois consécutif, des nouvelles commandes, quoiqu'à un rythme plus faible qu'en juin.

Dans le même temps, les prix facturés ont reculé pour le 27e mois consécutif en juillet alors que les prix d'achat ont poursuivi parallèlement leur hausse à un rythme soutenu.

Les effectifs des entreprises ont accusé un nouveau recul, quoique marginal.

Cité dans un communiqué, Jack Kennedy, économiste de Markit, déclare que "l'activité du secteur privé français continue de reculer en juillet, la légère amélioration observée dans le secteur des services ne parvenant pas à compenser les faibles résultats de l'industrie manufacturière."

"Malgré de nouvelles baisses de tarifs accordées par les entreprises, le repli des nouvelles affaires se poursuit dans un contexte de faible demande exacerbant les pressions concurrentielles", ajoute-t-il pour estimer que les données publiées jeudi "restent dans l'ensemble conformes à une stagnation trimestrielle du PIB".

Après une stagnation au premier trimestre, l'Insee prévoit de son côté une hausse de 0,3% du PIB pour la période avril-juin, la Banque de France anticipant de son côté une croissance limitée à 0,2%.L'a

(Service économique)

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