L'activité du secteur privé garde le rythme en zone euro

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L'ACTIVITÉ DU SECTEUR PRIVÉ DE LA ZONE EURO GARDE LE RYTHME EN AVRIL
L'ACTIVITÉ DU SECTEUR PRIVÉ DE LA ZONE EURO GARDE LE RYTHME EN AVRIL

PARIS/LONDRES/BERLIN (Reuters) - L'activité du secteur privé a conservé un rythme soutenu à l'entame du deuxième trimestre, l'évolution positive des carnets de commandes encourageant les entreprises à embaucher, montre l'étude Markit auprès des directeurs d'achat publiée mercredi.

L'indice PMI composite, qui regroupe les secteurs secondaire et tertiaire, s'est élevé à 53,9 en avril en version définitive, ce qui est supérieur à une première estimation de 53,5 et quasiment au niveau du pic de 11 mois atteint en mars, à 54,0.

Un résultat supérieur à 50 témoigne d'une croissance de l'activité.

"Le fait que la croissance ne soit pas parvenue à accélérer davantage constitue une déception mais les variations nationales de la croissance fourniront aux décideurs politiques un véritable encouragement concernant le fait que la santé économique de la région s'améliore", a commenté Chris Williamson, économiste en chef chez Markit.

Les indices PMI suggèrent une croissance trimestrielle de 0,4% sur la période avril-juin, a-t-il prédit, ce qui correspondrait aux prévisions de croissance pour le premier trimestre.

Pour parvenir à ce résultat, les entreprises ont néanmoins continué de réduire leurs prix, plus modérément toutefois. Le sous-indice des prix à la production est ainsi passé de 48,9 en mars à 49,2 en avril et se trouve donc sous le seuil des 50 depuis trois ans.

Cette baisse des tarifs contribue à soutenir l'indice PMI des services, qui s'est élevé à 54,1 en avril, proche du pic de huit mois atteint en mars (54,2) et au-dessus d'une première estimation à 53,7.

Les nouveaux contrats ont conservé leur rythme du mois de mars à 54,6, ce qui représente un plus haut depuis près de quatre ans. Cela a incité les entreprises de services à augmenter leurs effectifs pour un sixième mois consécutif.

RALENTISSEMENT DE LA CROISSANCE DU PRIVÉ EN ALLEMAGNE

En Allemagne, la croissance du secteur privé a légèrement ralenti en avril par rapport à mars, selon des données publiées mercredi qui suggèrent néanmoins que la première économie européenne a bien entamé le deuxième trimestre.

L'indice PMI Composite, une pondération des indices relatifs aux services et au secteur manufacturier, est ressorti à 54,1 le mois dernier, contre 54,2 en première estimation et 55,4 en mars. L'indice du seul secteur des services est revenu à 54,0, contre 54,4 en estimation "flash" et 55,4 en mars.

La croissance de l'activité a quelque peu ralenti dans le secteur en avril et les prestataires de services se montrent légèrement plus pessimistes au sujet de leurs perspectives, tout en restant dans l'ensemble confiants.

"La production du secteur des services allemand a continué de progresser à un rythme soutenu, même si c'est le plus faible depuis janvier", a noté Oliver Kolodseike, économiste chez Markit.

Le rythme des embauches dans les services est au plus bas depuis un an, une évolution que certains employeurs mettent sur le compte de la mise en place, en janvier, du premier salaire minimum national, à 8,50 euros de l'heure, en Allemagne.

LA CROISSANCE DES SERVICES RALENTIT EN FRANCE

La croissance de l'activité dans les services a de nouveau ralenti en avril en France mais est restée suffisante pour éviter que l'ensemble du secteur privé se contracte.

L'indice composite PMI Markit, combinant des éléments de l'indice de l'industrie manufacturière qui a montré lundi un douzième mois consécutif de contraction, et de celui des services, est ressorti à 50,6 contre 51,5 en mars.

Il avait repassé en février la barre de 50 pour la première fois depuis avril 2014.

L'indice du secteur des services est lui ressorti à 51,4 contre 52,4 un mois plus tôt.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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  • a.mabire le mercredi 6 mai 2015 à 13:37

    Sauf en france ou il faut titrer: L'activité du secteur public garde le rythme de ses depenses en France