L'action des lobbies doit être rendue transparente

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Un « registre » permettrait de recenser les sommes et les personnes affectées à la défense d’intérêts privés pendant l’élaboration des lois, explique Jean-Louis Nadal, le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Il n’est pas une semaine sans que la presse se fasse écho de l’influence, réelle ou supposée, d’intérêts privés primant sur l’intérêt général. Il est donc normal que nos concitoyens, et des études le montrent, demandent davantage de transparence et de lisibilité dans la prise de décisions qui concernent leur vie quotidienne.

Au cœur des préoccupations, les activités de lobbying comportent des risques évidents, d’autant plus élevés que les intérêts en cause sont puissants et mobilisent des moyens importants pour influer sur les décisions politiques. C’est en portant leurs actions à la connaissance du citoyen que ce dernier pourra se faire une idée exacte de la manière dont les lois sont élaborées, dont les décisions sont prises. Avec un effet corrélatif important, celui de favoriser une concurrence plus saine entre les représentants d’intérêts dans l’accès aux décideurs publics.

Modèles américain, canadien et irlandais Comment y parvenir ? D’abord en créant un registre obligatoire, comme proposé dans le rapport remis le 7 janvier au président de la République, «  Renouer la confiance publique  ». Chaque représentant d’intérêts ferait régulièrement figurer ses activités de lobbying, préciserait les budgets qui y sont alloués et les identités des personnes qui les conduisent.

Ensuite, en donnant à voir, au terme de l’adoption de la loi ou d’une décision publique, lesquelles des personnes figurant dans ce registre ont été auditionnées lors de sa conception – procédé que l’on a...

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