L'accord UE-Turquie ne semble pas dissuader les migrants

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 (Actualisé avec Hongrie, Macédoine et précisions sur la 
Turquie) 
    par Dasha Afanasieva et Melih Aslan 
    DIDIM, Turquie, 9 mars (Reuters) - Les garde-côtes turcs ont 
intercepté mercredi plusieurs dizaines de migrants, 
essentiellement venus de Syrie, dans des criques le long de la 
côte de la mer Egée, signe que l'accord en gestation entre 
Ankara et l'Union européenne ne dissuade pas les tentatives 
périlleuses de traversée en bateau vers l'Europe. 
    Un groupe de 42 personnes, comprenant une quinzaine 
d'enfants, a été dirigé vers des installations des garde-côtes 
dans la station balnéaire de Didim, en Asie mineure. Plusieurs 
dizaines d'autres candidats à la traversée attendaient sur une 
plage, sous l'oeil vigilant des policiers, un autocar devant les 
évacuer du littoral. 
    "Nous avons peur de rester ici, peur aussi de rester en 
Syrie(...). Nous tentons d'atteindre le pays qui nous acceptera. 
Nous voulons la sécurité, nous voulons qu'on s'occupe de nous", 
déclarait Samiha Abdullah, l'une des personnes regroupées près 
d'une plage, tandis que des bébés pleuraient ici et là. 
    Au large, une vedette des garde-côtes s'est approchée de ce 
qui semblait être une petite embarcation transportant d'autres 
migrants. Certains responsables craignent une ruée vers les îles 
grecques avant que n'entre en vigueur l'accord UE-Turquie. 
    L'UE et la Turquie s'activent pour finaliser cet accord 
avant la tenue de leur prochain sommet les 17 et 18 mars, et, à 
en croire le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, 
l'UE a pour une bonne part accepté les conditions d'Ankara. 
     
    NOUVELLE BARRIÈRE HONGROISE? 
    Plus loin, sur la route des Balkans empruntée l'an dernier 
par plus d'un million de demandeurs d'asile, la Macédoine a 
annoncé mercredi la fermeture "complète" de sa frontière aux 
migrants illégaux, après l'annonce par la Serbie et la Slovénie 
de nouvelles restrictions sur l'accès des étrangers à leur 
territoire.   
    Le ministère macédonien de l'Intérieur indique qu'aucun 
migrant en provenance de Grèce n'a franchi la frontière mardi. 
    La Hongrie prend de son côté des dispositions pour être en 
mesure de construire une barrière à sa frontière avec la 
Roumanie dans les dix jours si cela s'avère nécessaire comme 
elle l'a fait aux frontières avec la Croatie et la Serbie, a 
annoncé mercredi le ministre hongrois de l'Intérieur. 
    Sandor Pinter a précisé que des forces militaires et 
policières supplémentaires allaient être déployées aux 
frontières après la décision de la Slovénie, de la Croatie et de 
la Serbie d'imposer des restrictions dans l'accès à leur 
territoire. 
    En vertu du projet d'accord trouvé lundi lors d'un sommet 
extraordinaire UE-Turquie, les Turcs acceptent de reprendre tous 
les migrants clandestins renvoyés par l'Europe, en échange d'un 
surcroît d'aide financière et de la suppression rapide des visas 
pour les Turcs voulant se rendre en Europe, ainsi que d'une 
accélération des négociations sur une adhésion à l'UE. 
    L'objectif d'un tel accord, ont dit le Premier ministre turc 
Ahmet Davutoglu et les dirigeants de l'UE, consiste à décourager 
l'immigration illégale et à en finir avec l'activité des 
passeurs. Le message, ont-ils dit, est simple: tentez de passer 
clandestinement et vous serez renvoyés aussitôt vers la Turquie. 
 
 (Avec Umit Bektas et Mehmet Emim Calistan à Didim, Kole Casule 
à Skopje; Eric Faye pour le service français) 
 
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  • Pathor il y a 11 mois

    "..ainsi que d'une accélération des négociations sur une adhésion à l'UE. " on est mal ...Washington doit se frotter les mains, c'est pas demain la veille que l'Europe fera de l'ombre aux usa...