L'accord sur le Royaume-Uni permet à l'Europe d'avancer-Hollande

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 (Actualisé avec autres citations) 
    BRUXELLES, 20 février (Reuters) - François Hollande a salué 
l'accord trouvé vendredi par les Européens avec le Royaume-Uni, 
qui vise à convaincre les Britanniques de rester dans l'Union 
européenne tout en permettant à l'Europe d'avancer. 
    Le président français a souhaité lors d'un point de presse 
que les Britanniques décident de rester dans l'Union lors du 
référendum promis par le Premier ministre, David Cameron, 
jugeant qu'une sortie serait contraire aux intérêts du 
Royaume-Uni et de l'Europe. 
    "Il n'y a pas eu de victoire des uns contre les autres ce 
soir, il y a eu la volonté que nous puissions offrir aux 
Britanniques la possibilité de rester dans l'Union européenne 
sans que les principes de l'Union soient mis en cause", a-t-il 
dit. 
    "Tout est fait pour que le Royaume-Uni puisse rester dans 
l'Union européenne sans gêner la marche vers l'avenir de 
l'Europe", a-t-il ajouté, en invitant les pays européens qui le 
souhaitent à se rapprocher davantage. 
    Après deux jours de difficiles négociations, le président 
français a précisé que "ça n'a pas été un Conseil européen 
passionné - j'ai connu un Conseil européen passionné, sur la 
Grèce notamment. Aujourd'hui, c'était un Conseil européen 
raisonné". 
    Il s'est notamment félicité que l'accord préserve l'égalité 
entre les places financières britanniques et leurs concurrentes 
européennes et évite une concurrence déloyale liée à des règles 
différentes de deux côtés de la Manche, une exigence de la 
France tout au long des négociations. 
    Le Royaume-Uni a des spécificités, a-t-il souligné, il n'est 
par exemple ni dans la zone Schengen ni dans la zone euro, "mais 
en même temps, ce sont les mêmes règles qui s'appliquent partout 
en Europe et qui continueront de s'appliquer. Il n'y a pas de 
dérogation, il n'y a pas de spécificité (...) ce sont les mêmes 
règles, c'est ce à quoi j'ai veillé particulièrement." 
    La limitation des prestations sociales des travailleurs 
européens non britanniques installés au Royaume-Uni pourra par 
exemple s'appliquer à d'autres pays. 
    "Il ne faut pas donner le sentiment que l'Europe, c'est un 
'self service'", a poursuivi le président français. "Il peut y 
avoir une Europe différenciée, il ne peut pas y avoir une Europe 
où chaque Etat vient prendre ce qu'il veut." 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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