L'accord sur le nucléaire iranien transmis au Congrès américain

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(Ajoute déclarations de Netanyahu, calendrier, Kerry, détails) WASHINGTON, 19 juillet (Reuters) - Le département d'Etat américain a transmis dimanche aux membres du Congrès l'accord sur le nucléaire iranien conclu mardi dernier à Vienne, y compris les annexes et autres documents rattachés. Dans le même temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exhorté les élus du Capitole, qui ont désormais soixante jours à compter de lundi pour examiner l'accord, à le rejeter. "N'acceptez pas ce mauvais accord. Attendez un meilleur accord", a déclaré le chef du gouvernement israélien dans l'émission "This Week" sur ABC, l'une des nombreuses interviews accordées ces derniers jours par Benjamin Netanyahu aux médias américains pour dénoncer le pacte de Vienne. L'accord entre l'Iran et les six puissances du P5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne) prévoit de limiter les activités nucléaires de la République islamique en échange d'une levée des sanctions internationales contre Téhéran. Premier représentant occidental à se rendre à Téhéran depuis l'accord, le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel a entamé dimanche une visite de trois jours en Iran à la tête d'une délégation de chefs d'entreprise dans l'espoir d'une normalisation rapide des relations avec la République islamique. ID:nL5N0ZZ0AW Après les soixante jours d'examen par le Congrès américain débutera une période de 22 jours pendant laquelle Barack Obama pourra opposer son veto à une résolution des parlementaires et le Congrès pourra tenter de le contourner. "MACHINE DE TERREUR" Pendant les 82 jours de cette procédure, le président des Etats-Unis n'est pas habilité à lever les sanctions du Congrès à l'encontre de Téhéran. Benjamin Netanyahu estime que l'accord de Vienne n'empêchera pas l'Iran de se doter de l'arme atomique, ne faisant que repousser l'échéance, et que la levée des sanctions donnera à la République islamique d'immenses moyens financiers pour y parvenir. "Les Iraniens n'essaient même pas de cacher le fait qu'ils tireront avantage des centaines de milliards qu'ils recevront via l'accord pour armer leur machine de terreur", a déclaré le chef du gouvernement israélien en conseil des ministres. "Et ils disent explicitement qu'ils poursuivront leur lutte contre les Etats-Unis et leurs alliés, à commencer bien sûr par Israël." Le Premier ministre israélien faisait ainsi allusion aux propos du guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, qui a affirmé samedi qu'il n'envisageait aucune détente avec les Etats-Unis, pays qu'il a qualifié d'"arrogant". ID:nL5N0ZY04F Barack Obama a promis d'exercer son droit de veto en cas de rejet de l'accord par le Congrès. Pour contourner ce veto, une majorité des deux tiers est requise à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat. Le secrétaire d'Etat John Kerry et le secrétaire à l'Energie Ernest Moniz ont défendu dimanche dans les médias américains un accord qu'ils ont mis des mois à négocier, le présentant comme le meilleur espoir de paix au Moyen-Orient ainsi que comme un instrument fiable pour s'assurer que l'Iran ne fabriquera pas l'arme atomique. "La vraie crainte de la région devrait être que nous n'ayons pas d'accord", a déclaré John Kerry. (Doina Chiacu, avec Gernot Heller à Téhéran; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • pbenard6 le dimanche 19 juil 2015 à 18:16

    les hébreux ne vont pas être contents du tout; ils sont en train de perdre la main partout