L'accord qui prive les Parisiens d'une baisse du prix du gaz

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L'accord qui prive les Parisiens d'une baisse du prix du gaz
L'accord qui prive les Parisiens d'une baisse du prix du gaz

Les quelque 250 000 ménages de Paris et de banlieue chauffés par la CPCU*, une filiale d'Engie, sont-ils, depuis le 1 er janvier, les dindons d'une farce gazière qui pourrait leur coûter au bas mot 70 € par an ? Voilà résumée, en quelques chiffres, la question qui agite les représentants des locataires depuis le début 2016. Selon eux, les tarifs du chauffage urbain n'ont pas baissé autant qu'ils auraient dû si les promesses de 2012 avaient été tenues. Explications.

Tout commence en 2012, donc, lorsque la mairie de Paris renouvelle sa convention avec la CPCU, filiale d'Engie à 66 % et de la Ville à 33 %. Dans cet accord, la CPCU s'engage à doper la part des énergies renouvelables dans la fabrication d'électricité. Elle y est fortement incitée : le texte prévoit qu'à partir du moment où plus de 50 % de son « mix énergétique », c'est-à-dire le bouquet d'énergies qu'elle propose, provient de sources renouvelables, elle peut bénéficier d'une TVA à 5,5 % — contre 20 % à l'époque. Point notable : l'article 13 bis de la convention stipule que cette baisse devra être répercutée « à 100 % » sur les 250 000 locataires privés et publics qui résident à Paris ou dans l'une des 17 communes concernées*. De quoi espérer de belles économies.

La Ville justifie les prix pratiqués par la nécessité d'investir

Fin 2015, pourtant, alors que ce taux de 50 % est atteint, Emmanuel Spinat, représentant des locataires à Paris (lire ci-dessous), perçoit une gêne. Il interpelle l'adjoint au maire chargé du logement, Ian Brossat — « je vous réponds dans la journée », promet ce dernier —, puis sollicite Anne Hidalgo, qui met un mois à le renvoyer... sur son conseiller technique. Et puis plus rien. Jusqu'à ce qu'il découvre les premières factures : alors que la baisse devait atteindre 15 %, elle ne sera finalement que de 2 %. La raison ? Parallèlement à ce rabotage programmé, une hausse de 10 % du prix ...

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  • fquiroga il y a 7 mois

    comme un fruit fragile, tout ce que touche un politique fini par pourrir.....