L'accord noué avec le témoin clé de l'affaire de la FIFA publié

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L'ACCORD NOUÉ AVEC LE TÉMOIN CLÉ DU SCANDALE DE LA FIFA PUBLIÉ
L'ACCORD NOUÉ AVEC LE TÉMOIN CLÉ DU SCANDALE DE LA FIFA PUBLIÉ

NEW YORK (Reuters) - La justice américaine a rendu public l'accord passé avec Chuck Blazer, témoin clé de l'affaire de corruption qui éclabousse la FIFA, révélant qu'il avait secrètement fourni des informations aux autorités pendant près de deux ans avant de reconnaître sa culpabilité.

Le document publié lundi montre que l'ancien membre du comité exécutif de la FIFA et ex-secrétaire général de la Concacaf, l'organisme qui regroupe les fédérations de football du continent nord-américain, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a commencé à fournir des informations à la justice américaine à partir de décembre 2011.

Chuck Blazer acceptait notamment de fournir aux services du procureur tout document en sa possession relatif à l'enquête et de témoigner en justice.

Le ministère de la Justice s'était à l'origine opposé à la publication de l'accord, en faisant valoir que confirmer la qualité de témoin coopératif de Chuck Blazer porterait préjudice à l'enquête et compromettrait sa sécurité.

Mais ces arguments ont été rejetés jeudi dernier par un juge fédéral et lundi, dans un jugement justifiant sa décision, le juge Raymond Dearie souligne que la presse a déjà beaucoup parlé de la coopération de Chuck Blazer, y compris sur le fait qu'elle avait commencé en 2011 et passait aussi par l'enregistrement de conversations.

Chuck Blazer, 70 ans, est l'une des quatre personnes ayant secrètement plaidé coupable avant que l'affaire ne soit révélée au grand public le 27 mai. Il a pour sa part plaidé coupable en novembre 2013 de dix chefs d'inculpation, notamment de complicité de racket et de blanchiment d'argent.

Selon la transcription de son audition, celui qui fut membre du comité exécutif de la FIFA de 1997 à 2013, a reconnu que lui et d'autres responsables avaient accepté des pots-de-vin relatifs aux Coupes du monde 1998 et 2010, événements organisés en France et en Afrique du Sud.

Il a également reconnu avoir accepté divers dessous-de-table en relation avec cinq éditions de la Gold Cup, l'événement majeur de la Concacaf, entre 1996 et 2003. Il a en outre admis des faits de fraude fiscale et avoir cherché avec d'autres à transférer les fonds sur divers comptes bancaires dans le but de dissimuler ces malversations.

(Nate Raymond, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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