L'accord de Paris sur le climat entre en vigueur ce vendredi

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    MARRAKECH, Maroc, 3 novembre (Reuters) - L'accord de Paris 
sur le climat, conclu lors de la conférence internationale COP 
21 en décembre 2015 à Paris, entre en vigueur ce vendredi 4 
novembre. 
    C'est dans les îles lointaines de l'océan Pacifique, les 
premières à changer de jour, que l'accord a commencé d'être en 
vigueur : là même où des micro-Etats insulaires sont menacés par 
l'élévation progressive du niveau de l'océan. 
    Kiribati, puis les îles Tonga, Tuvalu et les îles Marshall 
ont été ainsi les premières zones concernées. 
    Cette entrée en vigueur dans le Pacifique, "qui abrite des 
Etats insulaires vulnérables, lesquels ont tous ratifié 
l'accord, est l'un des moments les plus inespérés de 
l'histoire", a dit à Reuters Thoriq Ibrahim, ministre de 
l'Environnement des Maldives, Etat insulaire de l'océan Indien. 
    Thoriq Ibrahim présidera l'alliance des petits Etats 
insulaires lors des négociations qui réuniront près de 200 pays 
à Marrakech au Maroc, du 7 au 18 novembre, pour la COP 22, dont 
l'objectif sera de définir les moyens d'application de l'accord 
de Paris, en fixant des règles à un traité resté souvent vague. 
    L'accord de Paris vise à contenir "bien en dessous" de deux 
degrés Celsius la hausse des températures moyennes mondiales par 
rapport à la moyenne de l'ère pré-industrielle. Les Etats sont 
convenus en outre de "poursuivre les efforts" pour contenir la 
hausse à 1,5°. 
    Jeudi, pour autant, les Nations unies ont déclaré que les 
émissions de gaz à effet de serre en 2030 devraient dépasser de 
12 à 14 milliards de tonnes ce qui devrait être leur volume pour 
pouvoir contenir le réchauffement global dans les limites fixées 
par l'accord de Paris. 
    L'accord peut entrer en vigueur ce vendredi au terme d'un 
délai de 30 jours après sa ratification par 55 pays représentant 
plus de 55% des émissions de gaz à effet de serre de la planète. 
    L'élection présidentielle américaine du 8 novembre porte 
toutefois une ombre sur cet accord. En théorie, il faut quatre 
ans de formalités pour qu'un pays puisse le dénoncer. 
    Mais le candidat républicain Donald Trump, qui dit douter 
que l'activité humaine soit à l'origine des changements 
climatiques, veut que les Etats-Unis se dégagent de l'accord. La 
candidate démocrate, Hillary Clinton, soutient quant à elle 
fermement l'accord de Paris. 
    L'émissaire américain pour le climat Jonathan Pershing a dit 
toutefois jeudi que même si Donald Trump était élu à la Maison 
blanche, il verrait rapidement des avantages concrets à 
respecter l'accord. "Il y aura d'énormes avantages, sur le plan 
intérieur, à continuer de soutenir l'accord", juge Pershing. 
     
 
 (Alister Doyle; Eric Faye pour le service français) 
 
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