L'accident en Norvège pas dû à une défaillance de transmission-Airbus Helicopters

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    PARIS/OSLO, 29 mai (Reuters) - Airbus Helicopters  AIR.PA  
pense que la cause probable de l'accident d'un Super Puma le 29 
avril en Norvège est à rechercher du côté de l'assemblage des 
barres de suspension de la tête de rotor principale plutôt que 
de la boîte de transmission. 
    Airbus Helicopters s'efforce ainsi de dissiper les 
inquiétudes sur le fait que cet accident qui a fait 13 morts 
près de Bergen puisse être dû à des problèmes dans la boîte de 
transmission comme en ont déjà connus d'autres Super Puma. 
    Dans un rapport préliminaire publié vendredi, les enquêteurs 
norvégiens ont évoqué trois causes possibles à cet accident. 
L'une porte sur les barres de suspension qui relient la tête du 
rotor au fuselage et les deux autres sont liées à la boîte de 
transmission qui fait tourner les pales. 
    Initiative inhabituelle dans le cadre d'une enquête en 
cours, Airbus Helicopters a publié un communiqué pour réduire le 
champ des causes probables aux barres de suspension, tout en 
soulignant l'intérêt d'examiner les opérations de maintenance de 
l'appareil. 
    La conception et la production sont du ressort d'Airbus 
Helicopters alors que la maintenance était assurée par 
l'exploitant, CHC Helicopter. 
    Airbus Helicopters dit que ses propres analyses aboutissent 
à sept théories possibles pour expliquer l'accident, dans lequel 
le rotor principal s'est séparé du reste de l'appareil. 
    "Sur ces sept scénarios, un seul - un problème dans 
l'assemblage d'une barre de suspension - peut être considéré 
comme probable par Airbus Helicopters, sur la base des 
informations disponibles pour le moment", dit le constructeur. 
    CHC Helicopter a pour sa part mis en garde contre toute 
spéculation et a rappelé que le rapport d'enquête officiel 
évoquait trois causes possibles. 
    Début mai, Airbus Helicopters a invité les exploitants de 
ses appareils à vérifier l'assemblage des trois barres de 
suspension mais les autorités du secteur aérien ont pour leur 
part demandé d'élargir les vérifications aux boîtes de 
transmission. 
    Depuis l'accident, tous les exemplaires de l'appareil, très 
fréquemment employé par le secteur pétrolier pour effectuer les 
liaisons avec les plates-formes en mer, ont été immobilisés en 
Norvège et au Royaume-Uni. Les enquêteurs ont exclu une erreur 
humaine, déclarant que le crash était dû à un problème 
technique.   
 
 (Tim Hepher et Nerijus Adomaitis; Bertrand Boucey pour le 
service français) 
 

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