L'accès des banques grecques à la BCE après février pas garanti

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ATHENES, 8 janvier (Reuters) - L'accès des banques grecques aux financements fournis par la Banque centrale européenne (BCE) au-delà du mois de février dépendra des conclusions du dernier examen de la mise en oeuvre du plan d'aide et d'un accord éventuel avec l'Union européenne et le FMI, a annoncé jeudi la BCE. Cette déclaration constitue l'avertissement le plus clair à ce jour sur le fait que la Grèce ne peut pas compter sur un accès inconditionnel aux financements de la banque centrale si elle remet en cause le plan d'aide de 240 milliards d'euros de l'UE et du Fonds monétaire international après les élections législatives du 25 janvier. Les sondages réalisés en vue du scrutin donnent le parti de gauche anti-austérité Syriza en tête en termes d'intentions de vote. Syriza prône une remise en cause des mesures d'austérité mises en oeuvre ces dernières années ainsi qu'une renégociation de la dette publique. ID:nL6N0UM3R5 Les banques grecques ont réduit ces derniers mois leur exposition aux financements de la BCE mais elles restent dépendantes de cette dernière pour l'accès aux liquidités. Elles bénéficient de conditions exceptionnelles, la BCE les ayant exemptées des règles habituelles en matière de garanties. "La prolongation de cette dispense est liée à la prolongation technique du programme du Fonds européen de stabilité financier jusqu'à la fin février 2015 et à l'existence d'un programme du Fonds monétaire international", a déclaré la BCE dans un communiqué. "Elle est aussi liée à l'hypothèse d'une conclusion favorable de la revue en cours et à celle d'un accord sur un dispositif de suivi entre les autorités grecques et la Commission européenne - en liaison avec la BCE - et le FMI." La dispense implique une suspension du seuil de notation des titres éligibles comme garantie pour l'accès aux liquidités de la BCE, ce qui permet aux banques d'utiliser comme garantie des titres garantis par l'Etat grec, noté Caa1 par Moody's et B par Fitch et Standard & Poor's, donc en catégorie spéculative ("junk"). Un journal grec rapporte jeudi que la BCE souhaite voir le prochain gouvernement grec conclure rapidement après les élections un accord avec ses partenaires européens afin d'assurer que les banques conserveront un accès à ses financements. (George Georgiopoulos; Marc Angrand pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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