L'accès aux soins ne s'améliore pas

le , mis à jour à 07:43
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L'accès aux soins ne s'améliore pas
L'accès aux soins ne s'améliore pas

« Aggravation de la fracture sanitaire », « mesures contre-productives »... L'association de consommateurs UFC-Que choisir n'avait pas de mots assez durs hier pour qualifier le bilan de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en matière d'accès aux soins. Son dernier observatoire de l'accès aux soins, publié hier, pointe une augmentation des déserts médicaux et une hausse de la pratique des dépassements d'honoraires : « 10 millions de citoyens renoncent à se soigner. On n'a pas pris les bonnes décisions au bon moment », assure Daniel Bidaut, en charge de la commission santé à l'UFC.

 

Publié au moment où les médecins libéraux et l'assurance maladie tentent de s'accorder sur de nouvelles pratiques et de nouveaux tarifs pour les cinq ans à venir, cette étude débouche sur deux recommandations. Contre les déserts, l'UFC propose de réduire la liberté d'installation. Contre les dépassements, elle préconise de fermer l'accès au secteur 2, où les honoraires sont libres.

 

Davantage de déserts médicaux. « S'agissant des généralistes, 3,2 millions de Français vivent encore dans un désert médical, et 14,6 millions résident à plus de trente minutes d'un médecin », explique Daniel Bidaut. Chez les spécialistes, c'est pire : « Depuis 2012, pour trouver un pédiatre, gynécologue ou ophtalmo, la situation s'est dégradée pour 59 % de la population », détaille-il. « Le recul de la présence des médecins est généralisé, aucune région n'est épargnée », résume Alain Bazot. Des chiffres que conteste le ministère, qui s'appuie sur une étude de la Drees, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques selon laquelle, en 2013, 93 % des Français vivaient dans une commune comptant au moins un généraliste.

Des dépassements d'honoraires plus fréquents. Seconde raison de « l'aggravation de la fracture sanitaire » dénoncée par l'UFC ; sans être plus ...

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  • JPANTO il y a 12 mois

    Par contre pour lever des taxes et soigner les FONCS là, ça va mieux.

  • frk987 il y a 12 mois

    En 24h on trouve sans problème un RDV chez un vétérinaire, il faut 10 jours pour un médecin généraliste, la situation devient franchement catastrophique et encore j'habite une grande ville.

  • heimdal il y a 12 mois

    En France on a d'un côté les chouchous de la gauche : fonctionaires et assimilés qui voient leur pouvoir d'achat suivre ou dépasser l'inflation et tout le reste de la population classe moyenne qui se fait tirer dessus à boulets rouges d pour combler les déficits en tout genre ,dernier exemple en date après les impôts :la loi travail.

  • M8252219 il y a 12 mois

    A donner des avantages régulièrement à une certaine partie de la population (5.4 millions emplois publiques et de régimes spéciaux ) qui est la plus protégée ; les moins protégés sont laissés sur le bord de la route. Il ne faut pas monter les citoyens les uns contre les autres ,le gouvernement pour raisons de clientélisme s'en charge.

  • heimdal il y a 12 mois

    Et 90% de dégradation pour les dentistes .

  • borzeixa il y a 12 mois

    Ah bon, c'est pas comme le chômage alors.

  • b.renie il y a 12 mois

    Il y en a pour une bonne dizaine d'années

  • b.renie il y a 12 mois

    Depuis trente ans les gouvernements successifs ont conduits des politiques sans horizons. Chirac et Sarko compris l'un par défaut de courage, l'autre parce que brouillon par nature donc partant dans tous les sens quitte à faire demain le contraire de ce qu'il faisait la veille. Le problème est si grave aujourd'hui que ce n'est pas un homme qu'il faut élire mais un projet et une équipe pour le concrétiser

  • b.renie il y a 12 mois

    Pas plus dans le domaine de la santé que dans d'autres domaines depuis 1981 on a développé une politique globale. Partout, les actions conduites ressemblent à des rustines que l'on pose quand une fuite se déclare sur un tuyau. On ne conduit pas un pays avec pour objectif "les plus démunis" Cela conduit à l'appauvrissement généralisé que l'on constate dans les budgets des citoyens et dans les effectifs des médecins par exemple. Les politiques de gauche sont par nature destructrices de richesses.