L'accès au marché unique ne s'achète pas, dit un ex-responsable de la CE

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    LONDRES, 6 janvier (Reuters) - La Grande-Bretagne ne pourra 
pas acheter l'accès au marché unique après sa sortie de l'Union 
Européenne, a averti un ancien responsable britannique à la 
Commission. 
    La Première ministre britannique Theresa May doit lancer 
d'ici la fin du mois de mars le processus de négociations de la 
sortie du Royaume-Uni de l'UE, processus censé durer deux ans,  
et certains ministres ont suggéré que Londres conserve son accès 
au marché unique en échange d'un contribution financière à l'UE. 
    Mais Jonathan Faull, qui a travaillé pendant 38 ans pour 
l'exécutif européen avant de prendre sa retraite en 2016, ne 
voit pas l'UE fonctionner de cette façon. 
    "Peut-on acheter l'accès au marché unique ? Ce n'est pas 
quelque chose qui est à vendre de cette manière", a-t-il dit 
jeudi soir à la BBC. 
    En décembre, le ministre du Brexit, David Davis, a déclaré 
qu'après le départ du Royaume-Uni de l'UE, qui retrouvera ainsi 
le contrôle des flux migratoires, le pays pourrait payer pour 
que ses entreprises gardent un accès au marché unique. 
  
    L'ex-responsable de l'UE a rejeté l'idée que Londres puisse 
parvenir à un accord similaire à celui conclu avec la Norvège, 
pays non membre de l'UE, soulignant que, si cette dernière 
contribuait au budget européen, elle avait également accepté la 
libre-circulation des ressortissants européens. 
    "En ce sens, (la Norvège) n'achète pas l'accès au marché 
unique, elle prend part au projet (européen), a-t-il dit. 
    Ces déclarations interviennent après la modification de 
l'équipe britannique chargée de négocier le Brexit. Mercredi, 
Theresa May a nommé un diplomate de carrière, Tim Barrow, comme 
représentant permanent de la Grande-Bretagne auprès de l'UE 
après la démission fracassante d'Ivan Rogers.   
    Certains investisseurs craignent que l'accès au marché 
unique soit une priorité moins importante pour le gouvernement 
que la réduction drastique de l'immigration. 
 
 (Sarah Young, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service 
français, édité par Juliette Rouillon) 
 
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