L'accalmie des marchés « rappelle la parenthèse enchantée du début 2015 » (Fidelity)

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Après un mois et demi de stress en début d'année, les marchés poursuivent toujours leur accalmie.
Après un mois et demi de stress en début d'année, les marchés poursuivent toujours leur accalmie.

Faisant le point sur les derniers indicateurs économiques récemment parus, David Ganozzi, gérant de Fidelity Patrimoine, remarque que la conjoncture économique américaine et européenne continue de s’améliorer. Les doutes début d’année semblent déjà loin… pour combien de temps ?

« Une fois encore, les nouvelles sur le front conjoncturel sont restées globalement au beau fixe la semaine passée » commente David Ganozzi dans la dernière lettre hebdomadaire de la société de gestion Fidelity diffusée lundi 25 avril.

Aux États-Unis, « le nombre hebdomadaire de demandeurs d’emploi (semaine close le 16 avril) est ainsi tombé à 247.000, soit son plus bas niveau depuis 1973. Selon le ministère du Travail, il faut ainsi remonter au 24 novembre de cette année-là pour trouver un niveau (233.000) inférieur à celui-ci. Surtout, cela fait désormais 59 semaines que ce chiffre est sous la barre des 300 000, soit, là aussi, un record depuis 1973 ! ».

L’économie américaine serait-elle au meilleur de sa forme depuis 40 ans ? Pas si sûr. « La bonne santé de l’économie américaine reste rassurante mais ne va pas sans une ombre au tableau. En fin de semaine, l’indice PMI manufacturier (Markit) s’est établi à 50,8 points (contre 51,5 points le mois précédent). Si les investisseurs se sont empressés d’y voir un signe de mauvais augure et de souligner qu’il s’agissait d’un plus bas depuis septembre 2009, rappelons juste qu’il ne s’agit que d’une estimation « flash » sur le mois d’avril qui doit encore être ajusté », explique David Ganozzi.

Quid de l’Europe ? « En début de semaine, l’indice ZEW a atteint 11,2 points en avril contre 4,3 points le mois précédent. L’amélioration de la situation en Chine a notamment joué favorablement sur le moral des investisseurs allemands », commente le gérant.

Les investisseurs préfèrent désormais voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide, même si les marchés ont passé l’intégralité de la séance dans le rouge lundi 25 avril. « [Même si], sous certains aspects et notamment industriel (États-Unis, Chine), l’environnement n’est pas totalement rassurant, les marchés actions poursuivent leur mouvement haussier. Il y a encore quelques semaines, le PMI manufacturier américain aurait suffi à inverser la tendance et faire sombrer les indices pour une période indéterminée », remarque David Ganozzi.

Pour ce dernier, l’enthousiasme des investisseurs serait toujours lié à la remontée des prix du pétrole et au discours accommodant des banques centrales. « Les conditions actuelles ne vont pas sans rappeler la parenthèse enchantée du début 2015 marqué par un alignement favorable des planètes. A la différence près qu’il ne s’agit plus des mêmes astres... » termine-t-il.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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  • fquiroga il y a 8 mois

    et les banksters et leurs robots n'y sont pour rien???????

  • ericlyon il y a 8 mois

    Il n'y a aucun optimisme démesuré seulement une prise de conscience du pessimisme excessif de la fin d'année dernière et du début de cette année qui s'appuyait sur des causes (pétrole, chine) qui se sont révélées faussement négatives !

  • Newinks il y a 8 mois

    et une spéculation improbable sur les commodities par les chinois qui risque de retomber et de faire mal...

  • paspil il y a 8 mois

    3 trimestres de baisse des benefices aux USA ...