L'abrogation de la "circulaire Guéant" en débat

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L'abrogation de la "circulaire Guéant" en débat
L'abrogation de la "circulaire Guéant" en débat

PARIS (Reuters) - Deux associations étudiantes devaient être reçues ce mercredi au ministère de l'Intérieur pour évoquer l'abrogation de la "circulaire Guéant" sur l'immigration professionnelle, promise par François Hollande, a-t-on appris auprès des organisations concernées.

Ces entretiens auront lieu à la veille du premier anniversaire de ce texte qui a fait polémique dans le monde de l'enseignement car il restreint les possibilités pour les jeunes diplômés étrangers d'exercer un premier emploi en France, d'après ses détracteurs.

"C'est une première étape, c'est un symbole politique fort", a dit à Reuters Nabil Sebti, porte-parole du Collectif du 31 mai, reçu mercredi place Beauvau, et à l'origine de la mobilisation contre la circulaire.

"Maintenant, il faut aussi songer à demain, abroger la circulaire ne suffit pas", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, la ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a annoncé l'abrogation de cette circulaire.

Mais le collectif s'inquiète de la centaine d'étudiants étrangers dont la situation est à ce jour incertaine du fait de ce texte. Il attend également du gouvernement qu'il "clarifie" la procédure de changement de statut des étudiants étrangers extra-communautaires, au coeur des difficultés générées par la circulaire Guéant.

"Ce que révèle la circulaire, c'est que la procédure administrative de changement de statut est très arbitraire", dit

Nabil Sebti. "Elle manque à la fois de transparence, de cohérence et de clarté", ajoute-t-il.

La Confédération étudiante, également reçue au ministère, entend de son côté demander au gouvernement d'abroger un autre texte qui, selon elle, dissuade les étudiants étrangers de venir étudier en France : le décret du 6 septembre, qui augmente le niveau de ressources exigé pour la demande de titre de séjour.

L'abrogation de la circulaire du 31 mai, pour laquelle le précédent gouvernement a reconnu des "difficultés d'application" et qui a mené à l'adoption d'une circulaire complémentaire le 12 janvier, devrait s'accompagner de la publication d'un nouveau texte. Il pourrait être présenté mercredi aux associations.

Avant son abrogation effective, une concertation doit avoir lieu entre les ministères de l'Intérieur, de l'Enseignement supérieur et du Travail, a-t-on précisé au ministère de l'Enseignement supérieur.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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  • dhote le mercredi 30 mai 2012 à 17:52

    Avec le gouvernement actuel et les promessesdémagogiques de la campagne la priorité est réservée aux ETRANGERS les français prendront les restes, là comme ailleurs on est habitué.Il y a de sérieuses raisons d'être inquiets.

  • dugan le mercredi 30 mai 2012 à 17:45

    C'est aux français de décider par référendum ! Les étudiants français doivent avoir la priorité sur les emplois, d'autant que les étrangers acceptent à des salaires de moins 30 à 40% ... !!