Kurdes et chiites se coordonnent à l'ouest de Mossoul

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    BAGDAD, 24 novembre (Reuters) - Miliciens chiites et 
combattants kurdes sont convenus de coordonner leurs mouvements 
à l'ouest de Mossoul après l'encerclemnt de fait de la grande 
ville du nord de l'Irak, encore aux mains de l'organisation Etat 
islamique (EI). 
    Un accord en ce sens a été conclu mercredi entre des 
commandants des peshmergas déployés à Sindjar, à l'ouest de 
Mossoul, et Hadi al Amin, chef de l'Organisation Badr, la plus 
forte composante des Hachid Chaabi (Comités de mobilisation 
populaire), des chiites soutenus par l'Iran. 
    "Al Amin est venu ici afin de coordonner avec nous", a 
déclaré jeudi le maire de Sindjar, Mahma Xelil. "Cette 
coordination est nécessaire pour empêcher l'EI de déplacer son 
équipement et ses hommes", a-t-il ajouté. Les peshmergas ont 
repris Sindjar il y a un an. 
    Mercredi, les miliciens chiites ont dit avoir opéré la 
jonction avec les peshmergas à l'ouest de Mossoul, parachevant 
son encerclement et celui aussi de la ville de Tal Afar, à 60 
km, non loin de la frontière syrienne. 
    Les djihadistes de l'EI continuent en revanche de contrôler 
la route reliant Mossoul à Tal Afar et les en chasser est le 
prochain objectif des Hachid Chaabi. 
    Les combats autour de Tal Afar, ville à majorité turkmène, 
ont provoqué le départ de milliers d'habitants, ce qui inquiète 
les organisations d'aide humanitaire. Environ 3.000 familles, 
des sunnites, ont quitté la ville. 
    L'arrivée des miliciens des Hachid Chaabi a effrayé la 
population sunnite. Les milices chiites ont été accusées d'avoir 
torturé des civils sunnites ailleurs en Irak cette année dans 
des secteurs qu'elles avaient aidé à reprendre. 
    La bataille pour la reconquête de Mossoul, tombée aux mains 
de l'EI en juin 2014, est maintenant dans son deuxième mois. 
    Face à l'offensive lancée le 17 octobre, avec le soutien 
d'une coalition conduite par les Etats-Unis, les combattants de 
l'EI ont progressivement évacué les zones autour de Mossoul pour 
se retrancher dans la ville, où les unités d'élite du Service de 
contre-terrorisme (CTS) sont entrées il y a trois semaines. 
    Plus de 68.000 personnes ont été déplacées vers des secteurs 
tenus par l'armée, selon une évaluation des Nations unies. Mais 
ce chiffre n'englobe pas les dizaines de milliers de personnes 
contraintes d'accompagner les djihadistes pour couvrir leur 
retraite en direction de Mossoul.  
    Pas plus qu'il n'inclut les 3.000 familles ayant quitté Tal 
Afar. 
 
 (Saif Hameed, avec Isabel Coles à Erbil, Gilles Trequesser pour 
le service français) 
 
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