Kroos, le monsieur propre de la Maison-Blanche

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Kroos, le monsieur propre de la Maison-Blanche
Kroos, le monsieur propre de la Maison-Blanche

Pour garder à la tunique blanche du Real Madrid sa teinte immaculée, Toni Kroos se malmène depuis désormais trois saisons pour être le monsieur propre de la Casa Blanca. Un rôle de machine à laver qui lui sied à merveille, lui le phobique de l'erreur.

Toni Kroos partage bien plus que des origines prussiennes avec Edmund Husserl. Alors que le philosophe teuton, fondateur de la phénoménologie entre le XVIIIe et le XIXe siècles, était capable de rester plus de six heures à penser, sans aucune autre activité mis à part celle d'aiguiser son canif, le milieu de terrain merengue peut lui distiller des passes aussi longtemps sans jamais connaître l'échec. Distribuer et analyser, telle est la façon de penser du monsieur propre de la Casa Blanca, récemment prolongé jusqu'en 2022 par une Junta Directiva qui ne peut plus imaginer un Real sans sa boussole allemande. Depuis désormais trois exercices, et malgré les nombreux changements de postes et d'entraîneurs auquel il est confronté, Toni Kroos conserve sa régularité dans l'excellence. Une fiabilité à l'épreuve des balles, ou une faculté à résoudre des équations, c'est selon, qui lui offre le statut d'indéboulonnable du onze madridista. Pourtant, lui, le joueur invisible dans les médias, résume son rôle d'une manière presque simpliste : "Je dois simplement ouvrir des espaces pour que nos joueurs créatifs soient dangereux."

Kroos et la couverture de "l'océan de vide"


Forcément, la tâche qui incombe à Toni Kroos au Real Madrid depuis qu'il en intègre le vestiaire se veut bien plus complexe qu'il ne l'avoue, comme en atteste ses prémices post-Mondial brésilien. Acheté pour 25 millions d'euros en contrepartie de sa dernière année de contrat au Bayern de Guardiola, l'Allemand y découvre une précarité nouvelle. Quand la Mannschaft et le Rekordmeister affichent une colonne vertébrale inamovible, le onze merengue se distingue par l'anarchie qui gangrène son milieu de terrain. Si bien qu'à la fin d'un mercato marqué par les départs de Xabi Alonso et Ángel Di María, le natif de Greifswald se retrouve comme le seul paratonnerre devant la défense. Pour "couvrir l'océan de vide" entre l'assise défensive et le trio de la BBC, Ancelotti a besoin d'un athlète, pas d'un esthète. Si bien qu'après six premiers mois, ses statistiques confirment la nouvelle frénésie avec laquelle cohabite Kroos : quand il courait 120 mètres par minute avec le Bayern, il doit désormais en galoper 130 avec la liquette merengue. Capable…


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