Kova?i?, la victoire de Zidane

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D'abord abonné à la guérite à l'arrivée de Zinédine Zidane, Mateo Kovačić change de statut durant l'été. Plus convaincant, donc plus utilisé, le jeune Croate devient l'un des hommes de confiance de l'entraîneur français et presse le double Z à bouleverser sa hiérarchie des milieux de terrain.

Le stress, sans doute, pousse la langue de Zinédine Zidane à fourcher. En cette première semaine de janvier 2016, l'entraîneur français est, il faut bien l'avouer, sous pression. Entre une intronisation à la tête de l'équipe première du Real Madrid et des premières séances à diriger à Valdebebas, il se perd dans ses pensées en conférence de presse et évoque un mystérieux "Darko Kovačević". Son ancien coéquipier turinois, serbe plus que croate, n'a pourtant rien à voir avec sa nouvelle mission madridista, le Marseillais devant plutôt gérer le cas de Mateo Kovačić.

Depuis, une dizaine de mois s'est écoulée et le double Z ne se trompe plus de patronyme à l'heure d'évoquer son milieu tout terrain de vingt-deux ans. Longtemps mis au ban par le Marseillais, l'ancien Interiste porte aujourd'hui le costume du quatrième joueur le plus titularisé depuis le début d'exercice. Ses progrès notoires, tant dans l'exécution du pressing que dans la distribution du jeu, ne sauraient cacher quelques bévues, mais l'important se trouve ailleurs pour Zidane, dont la progression d'entraîneur peut s'analyser à l'aune de celle de Kovačić.

Quelques boulettes rédhibitoires


Avant de porter le costume d'homme de confiance de Zinédine Zidane, Mateo Kovačić répond à une requête express de Rafa Benítez. Contre une grosse trentaine de millions d'euros lâchée à l'Inter, le jeune Croate vient garnir un centre du terrain déjà bien rempli à l'été 2015. Entre les inamovibles Kroos et Modrić, les artistes à mi-temps James et Isco, et le longiligne Casemiro, il s'assure une concurrence de tous les instants et passe la majorité de son temps à squatter le banc de touche du Santiago Bernabéu. À croire que sa volonté d'évoluer "comme milieu défensif ", son poste naturel qu'il délaisse à l'Inter contre sa volonté, n'est pas entendue par son nouveau mentor. Son adaptation entraîne un flot important de doutes quant à son recrutement. Six mois plus tard, le licenciement de Benítez ne change pas sa situation précaire, même si, comme l'évoque Valverde, entraîneur des Leones, en février dernier, "il pose

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