Koeman/Bosz, frères ennemis ou faux frères ?

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Koeman/Bosz, frères ennemis ou faux frères ?
Koeman/Bosz, frères ennemis ou faux frères ?

Ce soir, Southampton et le Vitesse Arnhem s'affrontent en Ligue Europa. Deux équipes avec des entraîneurs certes bataves, Ronald Koeman et Peter Bosz, mais aux idées aussi diamétralement opposées que leurs profils : succès international pour l'un, artiste local pour l'autre. Enfin, sur le papier.

Les tours préliminaires de coupes européennes possèdent une certaine forme de cruauté : chaque saison, en Ligue des champions comme en Ligue Europa, de grosses écuries passent à la trappe avant les phases de poules parce qu'elles ont eu le malheur de tomber sur un gros morceau, tandis que d'autres, plus faibles sur le papier, voguent tranquillement vers les poules. Par exemple, ce soir, Southampton affronte le Vitesse Arnhem. Deux clubs au football séduisant, mais dont le malheureux vaincu devra dire adieu prématurément à la C3. Les amateurs de football européen, eux, en ressortiront sans doute gagnants. Voir les Saints contre le "FC Hollywood du Rhin", c'est observer les deux revers d'une même pièce, celle du voetbal néerlandais actuel. D'un côté, le pragmatisme d'un Ronald Koeman, dernier de la grande lignée des coachs bataves capables de s'exporter avec succès. De l'autre, une certaine idée du romantisme, figure historique et tutélaire du football oranje, prôné par Peter Bosz, dernière hype au pays des polders.

Koeman le lièvre et Bosz la tortue


Flashback : automne 2014-2015. Pendant que de surprenants Saints endossent le costume d'épouvantail de la Premier League dès les premières journées de championnat, pointant à la seconde place jusqu'à fin novembre, le Vitesse végète dans le ventre mou du championnat batave. Six mois plus tard, les hommes de Peter Bosz ont fini par accrocher une qualification européenne après avoir un temps espéré glaner une place sur le podium d'Eredivisie. Ceux de Ronald Koeman, eux, pointent à la septième place. Un classement pas si dégueulasse dans l'absolu, mais qui laisse des regrets aux joueurs, toujours troisièmes à la 24e journée. Que s'est-il passé ? À force de répéter ses fondamentaux encore et encore, la méthodologie "boszienne" a fini par porter ses fruits, tandis que la tactique protéiforme de Koeman a bien fonctionné – peut-être trop, d'ailleurs – avant de s'enrayer.

Pas court-termiste pour un florin, l'ancien joueur de l'Ajax et du Barça a simplement dû faire face à un effectif pas forcément taillé pour atteindre un tel niveau d'excellence sur une saison entière. Surtout, tandis que le Vitesse s'évertuait à maintenir un système basé sur la possession et un jeu en passes courtes – "Entre le premier attaquant et le dernier défenseur, il ne doit y avoir que…




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