Knot (BCE) met en garde contre les effets secondaires du QE

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    VIENNE, 14 septembre (Reuters) - La Banque centrale 
européenne doit être plus souple dans l'interprétation de son 
mandat sur la stabilité des prix, a estimé mercredi Klaas Knot, 
le président de la Banque des Pays-Bas qui à ce titre siège au 
Conseil des gouverneurs de la BCE. 
    Lors d'une conférence à Vienne, il a fait valoir que la BCE 
était confrontée à une situation inédite depuis 80 ans et averti 
que de nouvelles mesures d'assouplissement monétaire 
risqueraient d'entraîner des effets secondaires indésirables. 
    Ses propos font écho à ceux de Sabine Lautenschläger, membre 
du directoire de la BCE, qui avait estimé mardi qu'il fallait 
laisser le programme d'assouplissement quantitatif (QE) donner 
des résultats avant de songer à le modifier ou le prolonger. 
  
    Les déclarations de ces deux "faucons" de la BCE, qui se 
sont opposés par le passé à certaines des mesures décidées par 
la banque centrale, ne constituent pas une surprise mais 
pourraient tempérer les espoirs de nouveaux stimulants. 
    Alors que l'inflation ne décolle pas depuis trois ans, le 
président de la BCE Mario Draghi a affirmé la semaine dernière 
que la banque centrale étudiait d'éventuelles modifications à 
apporter aux règles qui régissent son programme de rachats 
d'actifs destiné à faire baisser les coûts de financement et à 
stimuler ainsi la croissance dans la zone euro.   
    "Il faut dire assez clairement que le moyen terme doit être 
interprété avec souplesse", a déclaré Knot au sujet de 
l'objectif d'inflation de la BCE. 
    La banque centrale, a-t-il ajouté, doit veiller à sa 
communication au regard des anticipations des marchés. "On voit 
beaucoup de spéculations sur la suite. Je crois qu'il est très 
dangereux pour une banque centrale de se retrouver trop captive 
des anticipations des marchés financiers", a-t-il dit. 
    Le programme de rachat d'actifs de la BCE, d'un montant de 
80 milliards d'euros par mois, court jusqu'en mars et les 
marchés anticipent l'annonce d'ici décembre d'une extension de 
six mois. 
    "Si on doit trouver des instruments, on trouvera des 
instruments", a dit Klaas Knot. "On ne doit jamais sous-estimer 
le degré d'innovation au sein des banques centrales." 
    "Mais si on apporte toujours le même remède, avec des doses 
de plus en plus fortes, on risque d'avoir moins d'efficacité et 
probablement plus d'effets secondaires." 
 
 (Francesco Canepa, Véronique Tison pour le service français) 
 
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