Kirghizstan : le va-tout de la présidentielle

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Carrefour de tous les trafics, l'ex-république soviétique est toujours en quête de stabilité depuis le renversement de Kourmanbek Bakiev.

La présidentielle de dimanche a des airs d'élection de la dernière chance au Kirghizstan. Depuis plusieurs années, la république d'Asie centrale a vu son État s'affaiblir trop gravement pour qu'elle puisse se permettre de nouveaux errements. Deux présidents renversés en six ans, cela fait beaucoup pour un petit pays de 5,2 millions d'habitants qui n'est indépendant que depuis 1991.

Si, en mars 2005, Askar Akaïev, le premier président du Kirghizstan, était chassé de son fauteuil, victime de la corruption de son régime, sans qu'une goutte de sang ne soit versée, il n'en a pas été de même cinq ans après pour son successeur : 81 personnes furent tuées par la garde de Kourmanbek Bakiev le jour de sa chute, le 7 avril 2010. Deux mois plus tard, dans le marasme politique qui s'ensuivit, des pogroms anti-Ouzbeks faisaient plus de 400 morts dans le sud du pays. À chacune de ces étapes, l'État perdait un peu plus de son autorité.

Ces pogroms virent la police pratiquem

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