Kirghizistan-Les Ouïghours derrière l'attentat contre la Chine

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 (Actualisé avec précisions, contexte) 
    BICHKEK, 6 septembre (Reuters) - L'attentat suicide perpétré 
mardi dernier contre l'ambassade de Chine au Kirghizistan a été 
commandité par des groupes ouïghours actifs en Syrie et exécuté 
par un membre du Mouvement islamique du Turkestan oriental, ont 
annoncé mardi les services de sécurité kirghizes. 
    Le kamikaze qui a précipité sa voiture le 30 août dernier 
contre des portes de l'ambassade de Chine était un Ouïghour 
détenteur d'un passeport tadjik au nom de Zoir Khalilov, précise 
le service de sécurité GKNB dans un communiqué. 
    L'attentat avait fait trois blessés légers parmi les membres 
du personnel de l'ambassade.   La Chine avait 
condamné l'attentat et demandé aux autorités kirghizes de mener 
leur enquête sans tarder. 
    Mis à part le Ouïghour soupçonné d'avoir perpétré 
l'attentat, toutes les autres personnes accusées de l'avoir 
commandité, financé et préparé sont originaires de deux régions 
kirghizes de la vallée de Ferghana, une région pauvre où s'est 
développé un islamisme radical. 
    "L'enquête a pu établir que l'acte terroriste avait été 
ordonné par des groupes terroristes ouïghours actifs en Syrie et 
affiliés à l'organisation terroriste Front al Nosra dont les 
émissaires (...) ont financé l'action terroriste", déclare le 
GKNB. 
    Le Front al Nosra, qui se nomme désormais Jabhat Fatah al 
Cham, figure sur la liste des organisations jugées terroristes 
des Etats-Unis et de la Russie. Le Front a dit en juillet avoir 
mis fin à ses relations avec Al Qaïda. 
    L'attaque contre l'ambassade de Chine a été coordonnée via 
un natif du Kirghizistan vivant en Turquie, ont déclaré les 
services secrets kirghizes. Ils précisent qu'un mandat d'arrêt a 
été émis pour un autre natif du Kirghizistan, un spécialiste en 
explosifs formé en Syrie et détenteur d'un passeport tadjik, qui 
a aidé à préparé l'attentat et qui s'est envolé pour Istanbul 
plusieurs heures avant l'explosion. 
    Cinq citoyens kirghizes soupçonnés de complicité dans 
l'attentat ont été interpellés et un mandat d'arrêt 
international a été émis pour deux autres Kirghizes vivant en 
Turquie, précise le GKNB. 
 
 (Olga Dzyoubenko; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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