Kinshasa s'attend à un bain de sang 

le
0
La tension est à son comble à la veille de l'annonce du résultat de la présidentielle.

Il est de ces garçons dont les bras, énormes, parlent pour eux. Celui que sa mère a baptisé Mushi Ndibi, mais tout le monde ne l'appelle plus que «Chaleur», est de ceux-là. Autour de lui les regards se font coulants, craintifs. «J'ai gagné ce surnom au judo tellement j'étais chaud», dit-il en déclinant avec un plaisir évident ses ­titres: «10 fois champion du Congo, champion d'Afrique...». Mais aujourd'hui, à 26 ans, Chaleur est surtout connu pour être le maître des «sportifs», des jeunes hommes de Kinshasa qui transpirent dans les innombrables clubs de sports de combats des bas quartiers de la ville. Dans la capitale, l'évocation de Chaleur suffit à faire surgir un torrent de rumeurs diverses, mais toujours violentes. Une légende noire qu'il balaie d'un revers de main: «Ce sont des histoires. Je suis gentil.»

«Les rois des voyous»

Chaleur nie mollement avoir suivi la voix de ces condisciples. La misère aidant, la plupart de ces gamins mus­culeux on

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant