Kim Jong-un n'utilisera pas l'arme atomique à moins d'être menacé - KCNA

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 (Actualisé avec plan de développement économique) 
    par James Pearson 
    PYONGYANG, 8 mai (Reuters) - Le dirigeant nord-coréen Kim 
Jong-un a annoncé que la République populaire démocratique de 
Corée n'utiliserait pas l'arme atomique à moins que d'autres 
puissances nucléaires s'en prennent à sa souveraineté, rapporte 
dimanche l'agence officielle de presse KCNA. 
    Dans un rapport au VIIe congrès du Parti des travailleurs de 
Corée (PTC), le premier depuis 1980, le jeune dirigeant ajoute 
qu'il souhaite oeuvrer à la dénucléarisation et à une 
normalisation des relations avec des Etats qui ont eu par le 
passé une attitude hostile vis-à-vis du régime de Pyongyang. 
    Le Nord, dit-il encore, remplira scrupuleusement ses 
obligations dans le cadre de la non-prolifération nucléaire. 
    "En tant qu'Etat nucléaire responsable, notre République 
n'utilisera pas l'arme nucléaire à moins que des forces 
nucléaires hostiles et agressives n'enfreignent sa 
souveraineté", a dit le dirigeant nord-coréen, cité par l'agence 
KCNA. 
    "Et il remplira scrupuleusement ses obligations pour la 
non-prolifération et oeuvrera en faveur de la dénucléarisation 
globale", a-t-il ajouté au deuxième jour du Congrès du PTC. 
    Ouvert en fanfare vendredi, le Congrès du parti unique 
nord-coréen est présenté par les spécialistes du régime de 
Pyongyang et les autorités sud-coréennes comme la consécration 
de Kim Jong-un, 33 ans, quatre ans après son arrivée au pouvoir 
à la mort de son père, Kim Jong-il, fin 2011.  
    "Le Parti des travailleurs de Corée et le gouvernement de la 
RPDC amélioreront et normaliseront les relations avec les pays 
qui respectent la souveraineté de la RPDC et se montrent amicaux 
à son égard, même s'ils ont été hostiles par le passé", a encore 
dit le dirigeant du Nord. 
    Il a également appelé à une amélioration des relations avec 
Séoul en effaçant les malentendus et la méfiance, reprenant des 
propositions qu'il a déjà avancées par le passé et qui ont 
conduit à des discussions guère fructueuses avec le Sud. 
    La Corée du Nord a procédé en janvier au quatrième essai 
nucléaire de son histoire et au lancement d'un missile de longue 
portée, s'exposant au durcissement, deux mois plus tard, des 
sanctions imposées par l'Onu. Le régime a poursuivi depuis ses 
travaux en matière de nucléaire et de balistique. 
    Kim a également exposé un plan quinquennal visant à pousser 
la croissance de l'économie nord-coréenne, avec un accent mis 
sur la production d'électricité, rapporte de son côté le 
quotidien officiel Rodong Sinmun. 
    Même si les détails de ce plan n'ont pas été dévoilés, 
Michael Madden, spécialiste des arcanes du pouvoir nord-coréen, 
y voit un élément significatif. "Le contraste avec son père est 
saisissant, il assume publiquement la responsabilité de 
l'économie et du développement en tant qu'initiateur de la 
politique. Son père n'avait jamais assumré cette 
responsabilité", souligne-t-il.  
 
 (James Pearson avec Jack Kim et Ju-min Park à Séoul; 
Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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