Kiev, zone de non-droit ?

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Kiev, zone de non-droit ?
Kiev, zone de non-droit ?

Les Verts se déplacent en Ukraine pour un remake de la saison dernière en Ligue Europa. Une rencontre restée dans les mémoires pour toutes les mauvaises raisons, suscitant alors beaucoup d'interrogations sur la sécurité dans un pays en proie aux tensions.

Ce ne devait être rien qu'un déplacement européen de plus, comme tout supporter ayant la chance de voir son club qualifié pour les joutes continentales en connaît. Au lieu de cela, c'est un cauchemar qu'ont vécu plusieurs dizaines de supporters des Verts à Kiev. En décembre dernier, livrés à eux-mêmes en pleine ville, les Stéphanois sont attaqués par un groupe de fans ukrainiens, d'abord de manière " réglo ", diront les puristes (comprendre par-là sans armes), avant de tomber dans un véritable guet-apens. " Il était convenu avec les Stéphanois que la bagarre ait lieu sans armes. Or, certains de chez eux ont commencé à en sortir, brisant ainsi le deal convenu", justifie Oleksii, ultra du Dynamo Kiev, au demeurant grands amis de ceux du Dnipro. Des supporters stéphanois sont blessés gravement à l'arme blanche et l'un d'eux est même porté disparu quelques heures. Le ministre de l'Intérieur ukrainien, Anton Gerashchenko, argue alors du flou autour de la décision de l'État français à vendre ou pas ses navires Mistral à la Russie comme moteur des agresseurs. Léger.

Plus de violence ni d'insulte en championnat ukrainien


Une thèse de soulèvement populaire anti Ouest-Européen que réfute Oleskii, expliquant que " certains fans hardcore aiment se battre face à leurs homologues. Ce n'était qu'une bagarre entre supporters comme le football en connaît partout, rien de plus ". Il est indéniable que les violences en marge du football ont longtemps posé problème en Ukraine, les ultras du Karpaty Lviv formant le dernier larron d'une triade redoutable comptant également ceux du Dnipro et du Dynamo Kiev. Une amitié non pas basée sur fond d'allégeance pro ou anti-russe, comme on pourrait se laisser tenter à le croire, mais simplement sur des rivalités sportives. " Tu as besoin d'amis pour te battre contre tes rivaux, mais également pour nous soutenir les uns les autres en tribunes", appuie Oleksii, qui entend principalement par rivaux les fans du Spartak Moscou, ainsi que ceux de l'alliance composée par le Metalist Kharkiv et le Chernomorets Odessa.

Les événements de la place Maïdan auront cependant eu des effets fédérateurs jusqu'au sein des rivalités les plus fortes, rétrogradant le football au second plan. L'unité des manifestants se transmet parmi les fans de tous clubs. La conséquence heureuse n'est autre qu'un pacte de non-agression entre tous les groupes ultras,…




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