Kiev va tester des missiles près de la Crimée, colère à Moscou

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    par Alessandra  Prentice 
    KIEV, 1er décembre (Reuters) - L'Ukraine doit effectuer à 
partir de ce jeudi, et pour deux jours, des essais de missiles à 
proximité de la Crimée, à la colère de la Russie qui a annexé 
cette péninsule en 2014. 
    En réaction, Moscou a placé ses forces aériennes en état 
d'alerte élevée en Crimée. 
    L'initiative ukrainienne alimente les tensions avec la 
Russie alors que les discussions entre les deux pays, en 
présence de la France et de l'Allemagne, semblent dans 
l'impasse. Aucune solution ne paraît en vue à la crise provoquée 
par la présence armée de rebelles séparatistes pro-russes dans 
l'est de l'Ukraine depuis 2014.   
    L'Ukraine affirme que ces tests de missiles dans la région 
méridionale de Kherson, frontalière de la Crimée, sont légitimes 
et qu'ils seront effectués dans le respect des traités 
internationaux. 
    "Nous allons continuer à renforcer les capacités de défense 
de notre pays et nous poursuivrons les tests de missiles", a 
déclaré mercredi Oleksander Tourtchinov, secrétaire du conseil 
national de sécurité et de défense de l'Ukraine. 
    Le ministère russe de la Défense a accusé Kiev de chercher à 
créer une "situation de nervosité" et il a placé les forces 
aériennes en Crimée, à la fois sur terre et sur mer, en état 
d'alerte élevée, ont rapporté les médias russes. 
    Porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a dit ne pas savoir 
si le président russe Vladimir Poutine avait ordonné au 
ministère de la Défense de préparer une éventuelle riposte 
militaire aux tests de missiles ukrainiens. 
    Il répondait à une question relative à des affirmations de 
médias ukrainiens, selon lesquelles le ministère russe de la 
Défense a informé l'envoyé militaire ukrainien que Moscou 
abattrait tout missile et détruirait les lanceurs si des 
projectiles pénétraient l'espace aérien proche de la Crimée. 
    "Au Kremlin, nous ne voudrions pas assister à la moindre 
initiative ukrainienne qui viole le droit international et qui 
soit susceptible de créer des conditions dangereuses pour les 
vols internationaux au-dessus du territoire de la Russie et des 
régions adjacentes", a dit Dmitri Peskov. 
    L'Ukraine et une grande partie de la communauté 
internationale ne reconnaissent pas l'annexion de la Crimée par 
la Russie en mars 2014. 
 
 (Avec Andrew Osborn à Moscou; Bertrand Boucey pour le service 
français) 
 
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