Kiev relance l'idée d'un consortium gazier Russie Europe

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(Commodesk) Indissociable de la Russie, mais remettant continuellement en cause les accords de transit du gaz russe sur son territoire, l'Ukraine parait avoir fait un pas en avant en proposant, par la voie de son président, un consortium réunissant le fournisseur, la Russie, le porteur, l'Ukraine, et le client final, l'Europe.

En effet, jusqu'ici, la Russie ne peut pas vraiment exporter son gaz sans passer sous les fourches caudines de l'Ukraine, située stratégiquement sur la voie de l'ancien gazoduc de l'ère soviétique. Le tarif de passage a été renégocié récemment à 2,7 dollars pour 1000 m3 transportés sur 100 km.

L'Ukraine est dans l'ambiguité, dans la mesure où elle voudrait à la fois recevoir du gaz à usage domestique au tarif discounté de 60% des anciens satellites de l'URSS, et faire payer à Gazprom le passage sur son territoire au tarif mondial. Kiev est lié par un contrat de 2009 lui imposant de payer le gaz russe 25% plus cher que le prix actuel du marché.

Les accords entre les sociétés gazières Naftogaz, coté Ukraine, et Gazprom, côté russe, sont la source de tous les conflits, analyse un trader spécialiste de ce marché. Pour en sortir, la Russie a lancé un passage par le nord, le Nord Stream, qui sera pleinement opérationnel début 2013, et prépare un second tracé par le sud, South Stream, à l'horizon 2015. Les deux parcours court-circuitent l'Ukraine.


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