Kiev laisse la voie ouverte à la diplomatie en Crimée

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KIEV VEUT LAISSER LA VOIE À LA DIPLOMATIE EN CRIMÉE
KIEV VEUT LAISSER LA VOIE À LA DIPLOMATIE EN CRIMÉE

WASHINGTON (Reuters) - En visite à Washington, le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a fait savoir mercredi qu'il était prêt à un dialogue avec Moscou sur les Russes de Crimée, afin d'éviter la tenue d'un référendum prévu dimanche dans la république autonome sur son éventuel rattachement à la Russie.

Les Etats-Unis et les pays européens veulent éviter la tenue de ce référendum, organisé par les autorités pro-russes qui ont pris le contrôle de la péninsule à la suite de la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch le mois dernier.

Au cours d'un forum d'un centre de réflexion américain, organisé à Washington, Arseni Iatseniouk a déclaré que son gouvernement de transition était prêt à négocier avec Moscou sur les droits de l'ethnie russe majoritaire en Crimée, en vue d'une solution politique.

"Nous sommes prêts à entamer un dialogue au niveau national (sur) la manière d'étendre les droits de la république autonome de Crimée, en premier lieu au niveau des impôts, puis sur d'autres sujets comme les questions linguistiques", a-t-il dit.

"Nous sommes prêts à entamer ce dialogue - mais un dialogue constitutionnel au parlement ukrainien, avec tout le monde autour de la table", a-t-il ajouté.

Auparavant, le président Barack Obama a rencontré le Premier ministre ukrainien à la Maison blanche et a indiqué que les Etats-Unis "rejetaient complètement" les projets de référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie.

Il a estimé que cette consultation électorale avait été mise en oeuvre "à la va-vite" et a à nouveau mis en garde la Russie sur le fait que son attitude en Ukraine aurait un coût que les Occidentaux feront payer à Moscou si la situation ne change pas.

"Nous soutiendrons l'Ukraine" dans ses efforts pour maintenir son intégrité territoriale et sa souveraineté", a dit Barack Obama après son entrevue avec Arseni Iatseniouk.

Avant ses propos sur les droits des Russes en Crimée, le Premier ministre ukrainien a dit que son pays ne se "rendrait jamais à la Russie" mais a rappelé qu'il restait ouvert à la négociation avec le Kremlin.

"Nous combattons pour notre liberté, nous combattons pour notre indépendance" a lancé Arseni Iatseniouk, reprenant l'adresse de 1987 du président américain Ronald Reagan à l'Union soviétique à propos du mur de Berlin. "M. Poutine, faites tomber ce mur de l'intimidation et de l'agression militaire."

(Steve Holland et David Brunnstrom, avec Lesley Wroughton, Roberta Rampton et Mark Felsenthal; Pierre Sérisier et Julien Dury pour le service français)

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