Kiev exclut une réunion prochaine du "groupe de contact"

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(Actualisé avec précisions, nouvelles citations) KIEV, 10 décembre (Reuters) - De nouveaux affrontements entre soldats ukrainiens et séparatistes pro-russes ont de nouveau douché mercredi l'espoir d'une trêve durable au lendemain de la "journée du silence", Kiev excluant toute négociation tant que les rebelles n'auraient pas définitivement cessé le feu. Alors que l'armée ukrainienne n'avait pour la première fois déploré aucune victime dans ses rangs au cours de la trêve de mardi, elle a annoncé en milieu de journée que des combats entre un groupe de séparatistes et des troupes gouvernementales avaient fait plusieurs morts dans le camp rebelle et que les séparatistes avaient lancé plusieurs attaques à l'arme lourde. L'ex-président Léonid Koutchma a estimé qu'une réunion du "groupe de contact" sur la crise ukrainienne était impossible dans les prochains jours en raison de la reprise des affrontements. "Dans ces conditions, quand une partie n'observe pas le régime du cessez-le-feu, je ne considère pas qu'une réunion soit viable", a déclaré l'ancien chef de l'Etat, qui représente Kiev auprès de ce groupe réunissant, outre le gouvernement ukrainien et les séparatistes pro-russes de l'Est, des représentants du gouvernement russe et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Une reprise des discussions dans le cadre de ce groupe à Minsk, la capitale biélorusse, était attendue dans la foulée de la "journée du silence" mardi. Parlant des séparatistes, Léonid Koutchma a ajouté: "Qu'ils montrent qu'ils veulent réellement la paix et pas la guerre, qu'ils ont totalement le contrôle de leurs formations armées." "La partie ukrainienne sera prête pour la prochaine réunion (uniquement) quand il y aura un cessez-le-feu complet", a-t-il ajouté. Le camp séparatiste s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat au sujet des informations sur des combats impliquant ses forces. Peu avant la déclaration de Léonid Koutchma, les séparatistes avaient annoncé que les participants du groupe de contact tiendraient dans la journée une téléconférence pour fixer la date des prochaines discussions à Minsk. Ils ont indiqué par la suite que ce projet avait été annulé. Les quatre parties membres du groupe de contact ont signé le 5 septembre dernier un plan de sortie de crise en douze points, le Protocole de Minsk, dont l'application dépend d'un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles qui n'a pu être respecté. (Richard Balmforth avec Alessandra Prentice et Pavel Polityuk à Kiev et Gabriela Baczynska à Moscou; Henri-Pierre André et Marc Angrand pour le service français)

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  • Berg690 le mercredi 10 déc 2014 à 18:51

    gagner du temps ,cela est vital pour les putschistes.

  • birmon le mercredi 10 déc 2014 à 18:29

    La mauvaise volonté de Kiev est évidente. La France choisit mal ses alliés.