Kiev, de Guingamp à Manchester

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Kiev, de Guingamp à Manchester
Kiev, de Guingamp à Manchester

En un an seulement, les Ukrainiens du Dynamo Kiev sont passés d'un seizième de finale de la Ligue Europa face à Guingamp à un huitième de finale de Ligue des champions face à Manchester. En ayant raflé, au passage, un doublé coupe-championnat au nez et à la barbe du Shakhtar. Une bien belle année sportive pour les joueurs de la capitale.

La petite ville de Guingamp doit s'en souvenir comme si c'était hier. Le jeudi 19 février 2015, un Roudourou en fusion s'apprêtait à donner de la voix pour aider de valeureux Guingampais à éliminer une écurie au nom ronflant et à l'histoire européenne garnie : le Dynamo Kiev. Victorieux à l'aller, les Bretons avaient finalement été éliminés à Kiev lors du match retour (2-1 ; 3-1). Un an plus tard, les joueurs de la capitale ukrainienne s'apprête une nouvelle fois à disputer un match couperet en Coupe d'Europe. Seulement, il s'agit d'un huitième de finale de Ligue des champions (le dernier disputé par le Dynamo Kiev date d'il y a 16 ans) face au Manchester City de Manuel Pellegrini. Une progression évidente – sans manquer de respect à Jocelyn Gourvennec et à son équipe – qui s'explique par une année 2015 réussie, sanctionnée par un doublé qui marque le retour du Dynamo Kiev sur le devant de la scène ukrainienne, toujours bouleversée par le conflit armé, à l'Est du pays. Décryptage d'une année pleine.

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À l'heure d'affronter Guingamp, l'an passé, le Dynamo Kiev pointait en tête de la Premier-Liha avec 36 points en 14 journées et un bilan impressionnant (11 victoires et trois matchs nuls seulement). Au bout de la course, les joueurs de la capitale seront sacrés champions sans avoir perdu le moindre match. À dix longueurs derrière eux, l'autre grand club ukrainien, le Shakhtar s'est vaillamment battu, mais accusait un lourd handicap : l'exil. Poussé par le conflit né de la révolution de février 2014 à jouer loin de ses bases, le club de Donetsk n'a même pas pu sauver sa saison en remportant la coupe nationale, elle aussi raflée par le Dynamo (0-0 entre les deux formations, 5 t.a.b à 4). Bien évidemment, cela ne signifie pas que le club de Kiev n'a pas lui aussi payé un fort tribut pendant cette période trouble qui perdure aujourd'hui. Au contraire, les supporters de Kiev, comme ceux de nombreux clubs du pays, se mobilisent au sein de plusieurs groupes, les White Boys en tête pour l'indépendance de l'Ukraine. " Nous avons déjà fait des déplacements pour les matchs européens à Berlin ou à Paris. Ça nous a ouvert les yeux. On se…



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