Khodorkovski : dans l'enfer des camps russes

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L'ex-patron du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, libéré des camps russes en décembre dernier après 10 ans de détention.
L'ex-patron du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, libéré des camps russes en décembre dernier après 10 ans de détention.

Mikhaïl Khodorkovski, l'ex-patron du groupe pétrolier Ioukos libéré des camps russes en décembre dernier après 10 ans de détention, a accordé dimanche une interview à Alexandre Minkine, journaliste au quotidien russe Moskovski Komsomolets. L'ex-oligarque y explique l'univers des camps. Des centres pénitentiaires divisés en trois zones... pour le moins particulières."L'arbitraire complet"- La "zone de régime", "normale", où règne le règlement et où les lois sont respectées. - La "zone noire", où "les figures du crime commandent de tout, avec le mandat de l'administration, toujours en retrait". Dans la zone noire, "tout ou presque" est possible : "À certaines conditions, par exemple, le détenu peut sortir de sa baraque et aller se promener", raconte Khodorkovski.- La "zone rouge", où "il n'y a pas de loi : bastonnade et ainsi de suite". Dans cette zone, c'est ce qu'on appelle "le bordel, l'arbitraire complet", pour l'ex-magnat russe.Dans ce long entretien, Mikhaïl Khodorkovski est également revenu sur les conditions de sa condamnation. Condamné à 14 ans de prison sur des soupçons d'escroquerie et de fraude fiscale à l'issue de deux procès considérés comme une sanction politique pour le punir d'avoir tenu tête à Poutine, il affirme que "personne ne l'a jamais sérieusement interrogé" après son interpellation en 2003, alors qu'il était à bord de son jet en Sibérie. "Poutine prend seul ses...

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