Kezerachvili : «Pourquoi la France coopère avec la Géorgie ?»

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Kezerachvili : «Pourquoi la France coopère avec la Géorgie ?»
Kezerachvili : «Pourquoi la France coopère avec la Géorgie ?»

L'ancien ministre de la Défense géorgien, David Kezerachvili, a été arrêté sur la route entre Nice et Monaco, lundi 14 octobre, à la demande de la justice de son pays. Il est poursuivi notamment pour blanchiment, fraude fiscale et corruption, en attendant la décision sur son éventuelle extradition.

Vous êtes incarcéré à Marseille depuis quelques semaines, de quoi vous accusent les autorités géorgiennes ?

DAVID KEZERACHVILI. Je suis poursuivi depuis janvier 2013 à cause de mon rôle au sein du principal parti d'opposition en Géorgie, le Mouvement national uni (le parti du président Saakachvili), comme une centaine d'anciens membres du gouvernement et d'anciens hauts fonctionnaires. Les autorités géorgiennes m'accusent sans fondement. La motivation de ces accusations portées par le nouveau gouvernement est purement et simplement politique. Le but est évidemment de discréditer les leaders du MNU, d'étrangler financièrement le parti pour affaiblir l'opposition et rendre impossible toute nouvelle alternance politique. Nous avons perdu les élections législatives en octobre 2012. Immédiatement après, de nombreuses poursuites judiciaires ont été engagées par le nouveau gouvernement contre les anciens ministres du MNU et contre les hauts fonctionnaires.

Comme certains oligarques russes, avez-vous tiré avantage de votre position au sein du gouvernement entre 2004 et 2006 pour vous enrichir ?

D.K. - Avant tout, je tiens à dire que je ne suis pas un oligarque. Je n'ai jamais utilisé ma position dans le gouvernement ou même mes relations politiques pour construire mon patrimoine. Bien au contraire, lorsque j'étais directeur de la police financière, mon rôle était précisément de combattre la corruption, la contrebande et l'évasion fiscale. C'était une des priorités du gouvernement Saakachvili. Nos efforts ont été reconnus par la Banque mondiale et par l'ONG Transparency international depuis 2004. La ...

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