Kevin Tillie : " Nos adversaires nous craignent un peu plus "

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Kevin Tillie : " Nos adversaires nous craignent un peu plus "
Kevin Tillie : " Nos adversaires nous craignent un peu plus "

Kevin Tillie, vous jouez à l'étranger toute l'année, cela vous fait quelque chose de particulier de jouer ces qualifications en France ?Cela fait déjà plaisir de revenir en équipe de France, ici, à Paris. Cela fait du bien de revenir dans le pays. J'espère que cela nous aidera encore plus pour gagner ce tournoi.Vous êtes favoris de votre groupe pour ces qualifications aux championnats du Monde. Vous pensez déjà un peu au Mondial avec un objectif de résultat en tête ?Déjà il faudra se qualifier parce que la Biélorussie, la Belgique et l'Espagne sont des équipes qui ont beaucoup évolué et progressé ces derniers temps. Après, si nous allons au Mondial, nous aurons évidemment derrière la tête l'envie de faire un podium. Quoi que nous fassions, nous voulons gagner donc un podium serait l'objectif.

« Les qualités pour faire un podium mondial »

L'équipe de France a tout de même du mal à briller, malgré des coups d'éclats, au niveau international?Oui, c'est vrai. Il y a eu 2009 où ils ont fait un bon résultat aux championnats d'Europe (vice-champions d'Europe ndlr.). Cette année nous avons vraiment envie de nous montrer parce que nous savons que nous avons les qualités pour faire, au moins, un podium.Le groupe se sent bien avant ces qualifications ?Oui, nous jouons tous à l'étranger toute l'année donc nous sommes heureux de savoir comment ça se passe pour les uns et les autres. Chacun raconte ses petites histoires et c'est super sympa.Justement, beaucoup de grandes équipes de France (France 98 en foot, l'équipe de France de basket avec Tony Parker, etc.) se sont forgées avec des joueurs évoluant hors de nos frontières. Pensez-vous qu'il s'agisse d'un vrai plus ?Cela apporte de l'expérience à tous les joueurs. Cela permet à chacun d'entre nous de mûrir également car nous sommes tous assez jeunes. Je pense que cela nous fait du bien de jouer à l'étranger, de voir de nouveaux championnats, d'autres niveaux et de se nourrir de ça. Après, quand on additionne tout ce que nous avons vécu, cela fait beaucoup de bien au groupe.

« Nous avons montré que nous pouvions faire de bonnes choses »

Vous avez dû suivre de près la victoire de l'équipe de France lors de l'Euro de basket puisque votre frère, Kim, était dans la sélection initiale. Cela vous a donné et vous donne toujours des idées ?C'est sur. Nous avons voulu faire comme eux lors de nos championnats d'Europe. On s'est dit que nous pouvions être champions d'Europe à notre tour. Cela a été difficile en quart de finale (défaite 3-1 face à la Russie, futur vainqueur) mais nous avons montré que nous pouvons faire de bonnes choses. Les équipes qui nous affrontent désormais sont un peu plus craintives.Vous êtes le fils du sélectionneur, comment ça se passe au quotidien ?C'était un peu difficile au début. Maintenant nous sommes habitués et les joueurs autour également.Vous ne vous faites pas trop chambrer ?Toujours un peu oui. Les joueurs font toujours quelques petites blagues mais ce n'est pas méchant et tout se passe toujours bien.

« C'est un honneur de jouer en équipe de France »

Comment expliquez-vous les prédispositions sportives de la famille Tillie ?Tout petit nous avons appris à marcher avec des ballons dans les mains. Nous avons toujours voulu jouer. Kim a réussi de son côté, il joue au basket en Espagne désormais (à Murcie en Liga Endesa) et ça se passe très bien pour lui. Mon petit frère (Killian, 15 ans, champion de France minimes de volley, a également participé à la finale des championnats de France de basket) aussi. C'est comme ça, c'est de famille, on joue.Vous vouliez tracer votre propre route en partant à l'étranger. Une arrivée dans le championnat de France pour vous faire un prénom et ne plus être « le fils du sélectionneur », est-ce possible ?Oui mais pour être Kévin Tillie il fallait que je parte à l'étranger.  Un retour en France après, oui, pourquoi pas. Mais, même si je viens en France, je pense que les gens se diront toujours « c'est le fils de? » mais c'est comme ça, j'y suis habitué maintenant. Pour vous faire un prénom il faudrait battre le nombre de sélections de votre père (406 capes)?Oui (rires). Ce sera difficile. Jouer en équipe de France cela me fait toujours plaisir. Pour la famille aussi c'est important. C'est un honneur de porter ce maillot. Je vais essayer d'y rester le plus longtemps possible.Franck Lalanne

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