Kevin Keegan, le vrai cinquième Beatles

le
0
Kevin Keegan, le vrai cinquième Beatles
Kevin Keegan, le vrai cinquième Beatles

Non content de dominer les terrains de football, Kevin Keegan a tenté de prendre d'assaut les charts à la fin des années 70. Des compositeurs à la mode, un single phare, de l'amour dans les paroles, des néons dans un clip, un raté et une carrière brisée : le showbiz dans les 70's, en somme.

Top 100 Angleterre - Kevin Keegan (2e)
En 1979, le football était devenu trop facile pour Kevin Keegan. "Mighty mouse" vient de remporter un deuxième Ballon d'or d'affilée en tabassant ses adversaires. Un tsunami dans les votes, 118 points sur 130 possibles, plus du double de son poursuivant, Rummenigge. Il a offert un titre de champion d'Allemagne à Hambourg deux saisons après son arrivée, joue pour quatre hommes sur le terrain, et est en passe de devenir une légende sur les bords de l'Elbe comme il l'est déjà sur ceux de la Mersey, à Liverpool. Les Reds, eux, vont plutôt bien depuis le départ de Keegan et continuent de récolter titre sur titre. Heureusement que les footballeurs sont là pour redonner le sourire à Liverpool.

Depuis près d'une décennie, la ville pleure ses enfants chéris, ses Beatles qui ont osé se séparer en 1970 après avoir sorti leur dernière livraison, l'album Let it be. Rien, pas même des propositions à neuf chiffres en dollars ne les ont convaincus de se reformer. Au printemps 1979, c'est l'apaisant Bright Eyes de Art Garfunkel qui domine les charts anglais, tandis que la France se déhanche sur Born to be alive de Patrick Hernandez, qui profite de ses dernières semaines en tête des ventes avant de retomber dans l'anonymat. Kevin Keegan a un créneau, et il le sait. Lui qui a toujours aimé le showbiz, se montrer dans des publicités, des émissions télé à la mode, entre en studio sans aucun complexe et pond un premier single, Head over heels in love. Et devient le premier footballeur de l'histoire à entrer au Top 50 avec une chanson solo.

79, année héroïque


L'équipe qui l'entoure est presque aussi solide que le Liverpool de Bob Paisley. Pour concocter son chef-d'œuvre, Keegan a fait appel à deux membres du groupe Smokie, un rock band de Bradford - à une centaine de kilomètres de Liverpool- hyper actif à la fin des seventies. Eric Norman, le guitariste et chanteur du groupe, et son batteur Pete Spencer ne sont pas des pitres. Avec cinq albums en quatre ans, un best of et quelques succès commerciaux dans leur besace, ils vivent les plus belles années de leur carrière et lâchent à Kevin Keegan une…





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant