Kevin Durant à l'orée d'une saison charnière

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Kevin Durant à l'orée d'une saison charnière
Kevin Durant à l'orée d'une saison charnière

Absent la majeure partie de la saison, Kevin Durant va entamer sa dernière année de contrat avec OKC. Le MVP 2014 aura beaucoup de choses à prouver cette saison malgré son statut de superstar avant un été plein de dilemmes.

Si, la saison dernière, Oklahoma City n’a pas participé aux play-offs, une première depuis 2009, c’est en grande partie dû à la blessure de son leader. Présent à seulement 27 reprises l’an dernier, c’est peu dire que Kevin Durant a manqué au Thunder. Avant d’attaquer sa dernière année de contrat dans l’Oklahoma, KD devra assumer son statut de MVP 2014 et prouver, avant un choix crucial, qu’il est toujours l’un des deux meilleurs joueurs de la Ligue. Opéré deux fois d’une fracture à un pied, le premier gros chantier de Kevin Durant sera d’abord foncier. La greffe osseuse s’étant parfaitement déroulée, l’ailier devra désormais montrer sur le parquet qu’il est toujours aussi à l’aise. Pour le moment, le franchise player d’OKC semble confiant. « Nous ne sommes pas loin de la troisième phase. La dernière de la convalescence. Tout va bien. Je commence à faire des Jump Shots. Je ne cours pas encore mais j’y suis presque » expliquait-il aux journalistes lors d’un passage remarqué à la Summer League d’Orlando. « Nous passons des examens toutes les deux semaines et ça semble aller. Je suis vraiment excité de revenir. Je ne ressens plus la douleur. Je regarde devant », assure Durant.

Ça pousse derrière

L’an dernier, Durant était revenu en décembre et sa blessure au pied ne l’avait pas empêché de claquer quelques gros cartons (44 points contre Phoenix, 36 dans une victoire face à Golden State). Malheureusement, deux mois plus tard, il faisait son retour sur la table d’opération. Pendant ce temps, quelques souris ont dansé en l’absence du gros chat. En une saison, James Harden, son ancien coéquipier, et Stephen Curry ont fini par éclipser son statut de « deuxième meilleur joueur du monde » derrière LeBron James. Et c’est Anthony Davis, et les Pelicans, qui plomberont les derniers espoirs de play-offs de sa bande, passée à une victoire seulement du huitième strapontin. En forme, Durant est un prédateur. Westbrook et lui forment sans doute le duo le plus efficace de toute la NBA. Le problème d’OKC depuis des années est dans la distribution du ballon et de rôles bien précis. En l’absence de sa star, cette saison, tout reposait sur les épaules de Russell Westbrook. Le meneur supersonique a endossé le costume avec orgueil, dépassant Michael Jordan au nombre de tirs tentés, mais sans grande réussite. Avec l’arrivée sur le banc de Billy Donovan, les tontons flingueurs devront construire un collectif plus impliqué et le solliciter. « La première chose que je vais faire c’est essayer de les aider et de les mettre dans une situation où ils seront qui ils sont, philosophe l’ancien coach de Florida. Ce qui est important c’est d’essayer de créer un environnement pour ces gars où ils sont aidés. Ils aident leurs coéquipiers, les coéquipiers les aident et il faut essayer de créer une situation où ils n’ont pas le sentiment que tout repose sur leurs épaules, et qu’ils ont de l’aide ». A Kevin Durant de montrer qu’il peut déteindre sur les autres et canaliser son alter-ego.

L’été, propice au changement d’air ?

Si Kevin Durant va vivre l’une des saisons les plus importantes, et compliquées, de sa carrière, c’est parce qu’il sait aussi qu’avec l’été viendra peut-être l’heure du changement. En juin prochain, la star du Thunder se retrouvera libre de signer là où il le désire. Il assure qu’il n’y pense pas. Pourtant, le déroulement de la saison aura bien un impact sur sa décision. Gros poisson de l’été 2016, ils seront nombreux à vouloir l’appâter. Un retour dans la capitale est envisageable pour le natif de D.C. Comme LaMarcus Aldridge, le gendre idéal casserait alors son image pour gagner. « A ce moment-là de sa vie et de sa carrière, il faut vous concentrer sur vous, commentait Durant après le départ d’Aldridge. Je l’ai déjà dit l’an dernier, quand M.James a pris sa décision, c’était vraiment cool de voir un gars qui a fait ce qu’il voulait sans s’occuper de l’avis des autres ». Une petite phrase anodine qui a fait trembler pas mal de fans d’OKC. Comme Lebron James il y a cinq ans, Kevin Durant est aujourd’hui à un tournant de sa carrière. Cette saison sera celle de toutes les interrogations et l’été prochain, celle du dilemme. Amener au sommet la franchise qui l’a drafté ou l’atteindre en la quittant. La balle est dans le camp de Kevin Durant.

Maxime HABERT

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