Kerviel, Bouton et le sapeur Camember

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Au procès en appel du trader, Daniel Bouton, l'ancien président de la Société générale a fustigé la théorie du complot.

Il est de bon ton de prétendre que les banquiers n'ont pas de c½ur. Il faut dès lors admettre que c'est leur porte-monnaie qui bat à la place, et que l'argent est, pour eux, sinon une religion, du moins une passion. Dans ce schéma, découvrir qu'un trader a placé sur les marchés 50 milliards d'euros s'apparente davantage, finalement, à un crime passionnel qu'à une énorme faute professionnelle.

L'ancien président de la Société générale, Daniel Bouton, en fournit l'illustration, jeudi, devant la cour d'appel de Paris, au procès de Jérôme Kerviel. Quand il raconte comment le ciel lui est «tombé sur la tête» en janvier 2008, lorsque ses collaborateurs l'informent de ce qu'a fait M. Kerviel, le président Bouton, tout Inspecteur des finances qu'il soit, a l'air ému. «La vie de dizaines de personnes va basculer, dont la mienne», poursuit-il, s'attachant à présenter ses «excuses» aux actionnaires, gros ou petits. Étonnant - et habile: la banque sans c½

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