Kerry veut parvenir à des "progrès réels" sur la Syrie

le , mis à jour à 11:52
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    * Kerry dit vouloir trouver un terrain d'entente avec Moscou 
    * Le secrétaire d'Etat US doit aussi rencontrer Poutine 
    * Débat sur le rôle de Bachar al Assad et des rebelles 
 
 (Actualisé avec rencontre de Kerry avec Lavrov) 
    par Lesley Wroughton 
    MOSCOU, 15 décembre (Reuters) - Le secrétaire d'Etat 
américain John Kerry a déclaré mardi vouloir profiter de sa 
visite à Moscou pour faire des "progrès réels" sur le 
rapprochement des positions des Etats-Unis et de la Russie à 
propos de la crise syrienne.  
    Le chef de la diplomatie américaine s'emploie à préparer le 
terrain en vue d'une troisième réunion de l'ISSG (Groupe de 
soutien international à la Syrie), après celles des 30 octobre  
et 14 novembre à Vienne. John Kerry espère qu'elle se tiendra à 
New York vendredi, mais le doute subsiste.  
    L'ISSG intègre la coalition des pays hostiles à Bachar al 
Assad mais aussi la Russie et l'Iran, alliés de Damas. 
    Le rôle du président syrien Bachar al Assad dans un éventuel 
processus de transition ainsi que la désignation des groupes 
rebelles habilités à faire partie des négociations font toujours 
l'objet d'un vif différend entre Moscou et Washington. 
    "J'espère bien qu'il y aura des progrès réels", a déclaré 
John Kerry au début des discussions avec son homologue russe 
Sergueï Lavrov. 
    "Quand des pays puissants ayant une longue histoire commune 
ont la capacité de pouvoir trouver un terrain d'entente, c'est 
le monde qui en bénéficie", a-t-il ajouté. 
    "Même quand il y a eu des différends entre nous, nous avons 
pu travailler efficacement sur des questions particulières", a 
déclaré le chef de la diplomatie américaine à son homologue 
russe. 
    John Kerry doit également rencontrer le président russe 
Vladimir Poutine dans la journée. 
    Sergueï Lavrov a pour sa part évoqué la nécessité d'une 
coopération internationale plus efficace dans la lutte contre le 
terrorisme. "Dans cette voie, il y a encore des questions que 
nous devons examiner aujourd'hui", a-t-il dit en ouverture. 
     
    "BONS ET MAUVAIS TERRORISTES" 
    Dans un communiqué diffusé lundi soir, le ministère russe 
des Affaires étrangères a déclaré que John Kerry Sergueï Lavrov 
avaient convenu, lors d'un entretien téléphonique, qu'il fallait 
qu'un certain nombre de conditions préalables à la réunion de 
l'ISSG soient remplies, ce qui pourrait retarder la réunion. 
    Il faut notamment, ont-ils dit selon le ministère russe, un 
accord sur la composition de la délégation de l'opposition 
syrienne qui participerait à des pourparlers de paix ainsi que 
sur une liste des groupes terroristes islamistes contre lesquels 
les puissances conviendraient de lutter en commun. 
    S'exprimant à Paris en marge d'une réunion de travail sur le 
processus de Vienne, un haut responsable du département d'Etat a 
déclaré lundi que John Kerry comptait protester auprès de Moscou 
contre les bombardements russes visant des forces de 
l'opposition et non les djihadistes de l'Etat islamique. 
    Moscou a lancé le 30 septembre une campagne de frappes 
aériennes pour soutenir le régime de Damas.  
    De son côté, le ministère russe des Affaires étrangères a 
estimé que Washington devait revoir sa politique consistant à 
"séparer les bons des mauvais terroristes".  
    Réunis la semaine dernière à Ryad, plusieurs groupes de 
l'opposition et de la rébellion syriennes, dont le groupe 
islamiste armé Ahrar al Cham, sont convenus qu'une délégation 
commune rencontrerait dans les dix premiers jours de janvier des 
représentants du gouvernement syrien. 
    Les groupes d'opposition réclament que le président syrien 
quitte le pouvoir au début du processus de transition. 
    Outre le sort de Bachar al Assad, la question d'un 
cessez-le-feu devrait être abordée mardi, ainsi que les récentes 
déclarations de la Russie à propos de l'Armée syrienne libre 
(ASL), opposée à Bachar al Assad, que le Kremlin dit soutenir. 
 ID:nL8N1432VU  
    "Cela nous intéressera d'entendre ce que les Russes ont en 
tête à ce propos, étant donné l'inquiétude de l'ASL concernant 
la manière dont Assad traite son propre peuple", a déclaré le 
haut responsable du département d'Etat. 
 
 (Jean-Stéphane Brosse et Danielle Rouquié pour le service 
français) 
 
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  • charleco le mardi 15 déc 2015 à 13:37

    Toujours des mensonges à propos d'Assad...