Kerry: une alliance syrienne anti-EI possible sans départ d'Assad

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 (Actualisé avec déclarations de Kerry) 
    ATHENES, 4 décembre (Reuters) - Le secrétaire d'Etat 
américain John Kerry a estimé vendredi qu'il serait peut-être 
possible d'obtenir que les rebelles syriens coopèrent avec les 
forces gouvernementales syriennes dans la lutte contre 
l'organisation djihadiste Etat islamique (EI) sans que Bachar al 
Assad ait au préalable quitté le pouvoir. 
    Kerry, qui s'exprimait lors d'une visite en Grèce, a ajouté 
toutefois qu'il serait "excessivement difficile" de parvenir à 
cette forme de coopération si les rebelles syriens, en lutte 
depuis plus de quatre ans contre Assad, n'ont pas à un degré ou 
un autre la conviction que le dirigeant syrien finira par s'en 
aller. 
    Le chef de la diplomatie américaine était interrogé lors 
d'une conférence de presse sur le point de savoir si un départ 
d'Assad était une condition préalable indispensable à toute 
coopération anti-EI entre les rebelles soutenus par les 
Occidentaux et les troupes gouvernementales syriennes. 
    "Il n'est pas évident qu'il devrait partir à condition qu'il 
y ait de la clarté sur ce que son venir pourrait être ou ne pas 
être", a répondu Kerry. 
    "Mais il serait excessivement difficile de coopérer sans 
signe ou confiance de la part de ceux qui le combattent qu'un 
règlement ou une solution est en vue", a poursuivi le chef de la 
diplomatie américaine. 
    Dans le cas contraire, les rebelles pourraient avoir le 
sentiment qu'ils contribuent à son enracinement au sommet de 
l'Etat, une perspective inacceptable à leurs yeux. 
    Le message, a souligné un membre de l'entourage de Kerry 
s'exprimant sous couvert d'anonymat, c'est qu'Assad "n'a pas à 
partir immédiatement" à condition qu'il y ait une transition 
politique claire en perspective, soit une position défendue 
depuis des mois par Washington. 
    La Russie et l'Iran, les deux principaux alliés du régime 
syrien, soutiennent qu'il appartient au peuple syrien et à lui 
seul de décider du rôle futur d'Assad.      
 
 (Arshad Mohammed; Henri-Pierre André pour le service français, 
édité par Jean-Baptiste Vey et Brian Love) 
 
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