Kerry prône un cabinet d'union au Yémen pour en finir avec la guerre

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 (Actualisé avec déclarations de Kerry) 
    RYAD, 25 août (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain, 
John Kerry, a déclaré jeudi s'être entendu lors d'entretiens 
avec des responsables de pays arabes du Golfe et des Nations 
unies sur un plan de relance des négociations de paix au Yémen, 
qui vise à la formation d'un gouvernement d'union nationale dans 
ce pays en proie à un conflit civil depuis un an et demi. 
    S'exprimant lors d'une conférence de presse commune avec son 
homologue saoudien, Adel al Djoubeïr, dans la ville saoudienne 
de Djeddah, le chef du département d'Etat a estimé que le 
conflit yéménite durait depuis trop longtemps déjà et qu'il 
importait d'y mettre fin. 
    "Nous nous sommes mis d'accord sur une relance des 
négociations, en suivant simultanément des approches sécuritaire 
et politique, de manière à parvenir à un règlement global", 
a-t-il dit. 
    "L'accord définitif(...)comportera, dans sa première phase, 
la mise sur pied rapide d'un nouveau gouvernement d'union 
nationale, le retrait des forces de la capitale Sanaa et 
d'autres régions, et le transfert à une tierce partie de toutes 
les armes lourdes, dont les missiles balistiques, qui sont entre 
les mains des (miliciens chiites) Houthis et des forces qui leur 
sont alliés", a continué le secrétaire d'Etat américain. 
    Un peu plus tôt, jeudi, John Kerry avait rencontré le roi 
Salman d'Arabie saoudite et le prince héritier adjoint, Mohammed 
bin Salman. 
    John Kerry est arrivé mercredi soir à Djeddah en provenance 
du Nigeria, pour des entretiens avec les dirigeants saoudiens et 
d'autres pays du Golfe, qu'il comptait informer des échanges 
américano-russes sur la coopération militaire en Syrie, a 
déclaré un haut responsable américain. 
    Le département d'Etat a annoncé que John Kerry verrait son 
homologue russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Genève pour tenter 
de s'entendre sur la coopération militaire et le partage de 
renseignements en Syrie.  
    Pareil accord pourrait impliquer que l'aviation militaire 
syrienne reste au sol pendant que les forces russes et 
américaines coordonnent leurs frappes contre les djihadistes de 
l'Etat islamique (EI). 
 
 (Leslie Wroughton; Eric Faye pour le service français) 
 
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