Kerry présente ses condoléances à la France après les attentats

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* Kerry à l'Elysée et sur les lieux des attaques * Paris et Washington veulent coopérer davantage contre le terrorisme (Actualisé avec discours de Kerry) PARIS, 16 janvier (Reuters) - John Kerry et François Hollande se sont engagés vendredi à mieux coopérer contre le terrorisme, une semaine après les attentats meurtriers en France qui ont provoqué une émotion mondiale. Le secrétaire d'Etat américain a entamé jeudi soir à Paris une visite destinée à présenter les condoléances de son pays, après que certains Américains ont critiqué l'attitude jugée trop timorée de leurs autorités après les attaques. "Je pense que vous savez que le peuple américain vous présente ses très sincères condoléances et je sais que vous savez combien nous partageons la souffrance et l'horreur que vous avez vécue", a dit John Kerry devant le président. Après une accolade appuyée entre les hommes devant les photographes sur le perron de l'Elysée, François Hollande a remercié son invité en évoquant le souvenir des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis. "Vous savez ce que cela peut représenter pour un pays", a-t-il dit. "Nous devons donc ensemble trouver les réponses nécessaires et c'est le sens de notre rencontre aussi aujourd'hui, au-delà de l'amitié dont elle témoigne." La lutte contre le terrorisme a constitué le coeur de l'entretien entre les deux hommes qui "sont convenus de poursuivre le renforcement de la coopération bilatérale en matière de lutte anti-terroriste", a précisé l'Elysée. LUTTE ANTITERRORISTE La situation en Ukraine, en Syrie, en Irak et en Libye a aussi été abordée, a rapporté la présidence. John Kerry s'est rendu sur les lieux des différentes attaques de la semaine dernière. Il a déposé une gerbe de fleurs devant le supermarché casher de la porte de Vincennes où quatre juifs ont été tués lors d'une prise d'otages. Accompagné de son homologue Laurent Fabius, le chef de la diplomatie américaine a aussi visité les locaux du journal Charlie Hebdo, où une fusillade a fait 12 morts. Dans un discours prononcé en partie en français à l'Hôtel de ville de Paris, John Kerry a souligné que l'engagement de la France "pour la liberté et la liberté d'expression" était "une "inspiration pour le monde". "Aucune Nation ne sait mieux que la France que la liberté a un prix", a-t-il dit. "Ceux qui cherchaient à nous déchirer nous ont rassemblés." Barack Obama s'est vu reprocher par les républicains de n'avoir envoyé aucune personnalité de premier plan à la marche de dimanche dernier à la mémoire des victimes, qui a rassemblé environ quatre millions de personnes dans tout le pays. La Maison blanche avait reconnu par la suite que Washington aurait dû dépêcher un représentant de marque à cette marche, à laquelle ont pris part une cinquantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement et de dignitaires du monde entier. Barack Obama s'est entretenu par téléphone avec François Hollande et s'est rendu à l'ambassade de France à Washington pour signer le registre de condoléances. Après "une petite polémique", "je pense que c'était bien que (John Kerry) soit là", a déclaré Laurent Fabius à la presse. "Ce qui est l'évidence, c'est que les Américains sont à nos côtés dans la lutte contre le terrorisme." (Elizabeth Pineau, Arshad Mohammed et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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