Kerry: "Exiger que l'Iran capitule n'est pas une solution"

le
1

(Actualisé avec déclarations de Kerry, Rohani, précisions) par Arshad Mohammed MONTREUX, Suisse, 4 mars (Reuters) - Exiger purement et simplement une capitulation de l'Iran ne contribuera certainement pas à résoudre le différend sur le programme nucléaire de Téhéran, a souligné mercredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à l'issue de trois jours de discussions à Montreux (Suisse) avec son homologue iranien Mohammad Jawad Zarif. Mardi, devant le Congrès américain, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a critiqué la politique iranienne de Barack Obama, accusant la Maison blanche de négocier un "mauvais accord" qui ne pourra qu'enclencher "un compte à rebours avant un potentiel cauchemar nucléaire". "Personne d'autre (que le groupe P5+1) n'a présenté une alternative plus viable, plus durable, sur les moyens d'empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire", a répondu mercredi John Kerry. "Alors, messieurs, exiger purement et simplement que l'Iran capitule, ce n'est pas un plan. Et aucun de nos partenaires du P5+1 ne nous soutiendrait là-dessus." "Nous avons fait des progrès, mais il nous reste encore des problèmes importants à surmonter et des choix doivent être faits", a poursuivi le chef de la diplomatie américaine, qui s'est au total entretenu avec Zarif pendant plus de dix heures en trois jours. Un haut responsable américain a précisé que le secrétaire d'Etat rencontrerait samedi à Paris ses homologues allemand, britannique et français. Une autre rencontre entre Kerry et Zarif est prévue le 15 mars, probablement à Genève. L'Iran et le P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), qui négocient pour régler un contentieux de plus de dix ans, se sont fixé la fin mars comme date-butoir pour conclure un accord sur les grandes lignes d'un règlement, et jusqu'à la fin juin pour conclure un accord définitif. John Kerry a souligné que les considérations politiciennes et les facteurs extérieurs n'avaient pas à interférer dans les négociations. A Téhéran, le président Hassan Rohani a affirmé que son pays était prêt, dans le cadre d'un futur accord, à accepter une plus grande "transparence" sur son programme nucléaire. "Mais si les négociations visent à contester au peuple iranien son droit inaliénable, en d'autre termes le progrès scientifique et technologique, l'Iran, naturellement, ne pourra pas accepter un tel accord", a-t-il dit dans un communiqué. (Avec Lucien Libert à Montreux et Babak Dehghanpisheh à Beyrouth; Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7097610 le mercredi 4 mar 2015 à 18:02

    Netamiou cherche simplement a faire peur pour être réélu. Il ne sait faire que cela.